Tiziana Merletti
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| Tiziana Merletti | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Pineto |
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| Ordre religieux | Franciscan Sisters of the Poor (en) | |||||||
| Profession solennelle | ||||||||
| Secrétaire du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique | ||||||||
| Depuis le | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction religieuse | ||||||||
| Supérieure générale de son ordre (2004-2013) | ||||||||
| Fonction laïque | ||||||||
| Professeure de droit canonique | ||||||||
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Sœur Tiziana Merletti (née à Pineto le ) est une religieuse italienne appartenant à l'Institut des Sœurs franciscaines des pauvres, nommée le secrétaire du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique par le pape Léon XIV.
Elle est considérée comme l'une des canonistes les plus qualifiées de l'Église catholique d'aujourd'hui.
Née le à Pineto dans les Abruzzes dont ses deux parents sont originaires, Tiziana a vécu la plus grande partie de son enfance à Pescara avec son frère Marco, de trois ans son cadet. Son père, qui a fait sa carrière dans le secteur bancaire où il a occupé diverses affectations, s'est définitivement fixé dans cette importante ville balnéaire avec les siens alors qu'elle atteignait sa onzième année.
Au lycée, elle apprend le français et les rudiments de l'anglais[1], puis elle fait ses études supérieures à l'université libre des Abruzzes « Gabriele d'Annunzio », où elle obtient une licence en droit en 1984. Elle prononce ses vœux parmi les Sœurs Franciscaines des Pauvres en 1986[2], un institut de droit pontifical qu'elle a rejoint dès 1980[3].
En 1992, elle obtient son doctorat en droit canonique à l'université pontificale du Latran.
De 2004 à 2013, elle exerce à New York la fonction de supérieure générale de l'institut religieux qu'elle n'a jamais quitté[4]. Durant son mandat, elle est amenée à accompagner en 2011 devant le tribunal de Cosenza en Calabre une religieuse italienne ayant accusé un frère capucin d'agression sexuelle[5].
De retour en Italie, Sœur Tiziana enseigne le droit canonique à l'Union des supérieurs majeurs d'Italie (USMI) puis à la faculté de l'université pontificale de Saint-Antoine à Rome, où elle exerce toujours. Depuis 2015, elle est membre du Conseil des Canonistes de l'Union internationale des supérieures générales (UISG)[6].
Le 22 mai 2025, Léon XIV la nomme secrétaire du Dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique[4].
Elle devient la troisième femme à être nommée secrétaire d'un dicastère de la Curie, Léon XIV poursuivant l'initiative de son prédécesseur, François, en faveur de l'ouverture aux femmes des postes à responsabilité au sein voire à la tête des dicastères[7].
Grâce à sa formation tant laïque qu'ecclésiastique, elle est considérée comme l'une des canonistes les plus qualifiées de l'Église catholique d'aujourd'hui[3].
Vocation
Dans sa jeunesse, Tiziana Merletti ne se destinait pas à la vie religieuse, bien qu'engagée au service de sa paroisse. Elle fait en 1977 la rencontre de Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari, reconnu par le pape Jean XXIII sous le nom de « Oeuvre de Marie ». Cette rencontre qu'elle qualifie de décisive lui ouvre « une voie pour vivre le christianisme dans l’horizon de l’unité ». Mais c'est sa rencontre quelques années plus tard avec les Sœurs franciscaines des pauvres et la découverte de leur charisme de guérison qui déterminent finalement sa vocation[8].
Causes
En tant que juriste, Sœur Tiziana Merletti s'est attachée au fil des ans à la cause des religieuses abusées, qu'il s'agisse d'abus sexuels, spirituels, économiques ou d'abus de pouvoir, d'autorité ou de conscience. Elle participe activement à la prévention de ces abus et à la prise en charge des signalements[9].
En 2022, elle collabore à l'ouvrage collectif Per una cultura della cura e della protezione : nuove sfide per la vita consacrata[10], qui part du témoignage de mineurs ou d'adultes vulnérables ayant surmonté des abus dans le contexte de la vie consacrée pour proposer de nouvelles voies d'action destinées à « faire de l'Église un environnement sûr pour tous »[11].