Tocopilla
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Durant le premier millénaire de notre ère, le site de Tocopilla a fait partie de l'aire de développement de la civilisation précolombienne Tiwanaku, puis de la zone sud, appelée Qolla Suyu (« quartier du midi ») du Tawantin Suyu (« règne des quatre quartiers » ou empire Inca). À l'époque, tocopilla signifie « grand ravin » en aymara, par allusion au ravin de Barriles[1]. Les lieux étaient habités par le peuple Likanantay qui exploitait dans la région le cuivre, le guano et le sel. Après la conquête espagnole du Pérou en 1572, Tocopilla est rattachée à la vice-royauté du Pérou. À la fin du XVIIe siècle, le gouverneur espagnol Ambrosio O'Higgins (en) (1788-1796), poste des troupes sur la côte afin d'empêcher d'éventuels débarquements de corsaires anglais[2].
Bolivienne depuis l'indépendance en 1824[3], Tocopilla est fondée comme ville en 1843 par le français Dominique Latrille Loustauneau (es), qui y installa une petite fonderie de cuivre, la Sociedad Mineralógica de Tocopilla ; on y exploita également le guano de Punta Paquica et sa baie servait de port pour embarquer le guano et le cuivre. En 1870, les premières exportations de salpêtre y furent réalisées à partir du canton de Toco et, en 1871, Tocopilla fut nommée Puerto Menor par la Bolivie. En 1877, l'ingénieur Dominique Latrille traça pour le compte des autorités boliviennes les plans du le port de Cobija. Tocopilla et la province qui l'entoure devinrent chiliennes à l'issue de la Guerre du Pacifique (1879-1884)[4].
Économie

Tocopilla est la tête de la ligne de chemin de fer exploitée par la Sociedad Química y Minera de Chile, transportant du lithium depuis Maria Elena.
