Togoontomor
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| Khagan Dynastie Yuan du Nord | |
|---|---|
| - | |
| Empereur de Chine | |
| - | |
| Khagan Empire mongol | |
| - | |
| Prince impérial (d) |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
ᠲᠤᠭᠤᠨᠲᠡᠮᠤᠷ ou Тогоонтөмөр |
| Noms posthumes |
ᠤᠬᠠᠭᠠᠲᠤ ᠬᠠᠭᠠᠨ, Ухаант хаан, 宣仁普孝皇帝, 昭聖衍孝皇帝 |
| Nom de temple |
惠宗 |
| Activités | |
| Famille |
Bordjiguines, dynastie Yuan (d) |
| Père | |
| Mère |
Mailaiti (d) |
| Fratrie | |
| Conjoints |
Danashri (en) Impératrice Qi Bayan Khutugh (en) Munashili (d) |
| Enfants |
Ayourchiridhara Togustemur Xueshan (d) |
Togoontomor (mongol : ᠲᠤᠭᠤᠨ
ᠲᠡᠮᠦᠷ, VPMC : toγan temür, cyrillique : Тогоонтөмөр, MNS : Togoontömör, également retranscrit en Toghan Temour, Toghan Témür, Toghan Tèmur, Toghon Temur, ou Toghan Timour, également appelé de son titre d'empereur chinois de la dynastie Yuan, Shundi, ou Yuan Shundi (chinois traditionnel : 元順帝 ; chinois simplifié : 元顺帝 ; pinyin : ), né le et mort le à Yingchang, est le neuvième et dernier empereur de Chine de la dynastie Yuan et le 14e khagan de l'Empire mongol. Décrit comme épris de débauche, il ne voit pas venir l'insurrection nationale chinoise venant du sud et qui entraîne sa chute[1].
Le , à l'âge de 13 ans, il monte sur le trône de Pékin (alors appelée Dadu ou Khanbalik) en succèdant à son frère cadet, Richinbal (mongol : ᠷᠢᠨᠴᠢᠨᠪᠠᠯ, cyrillique : Ринчинбал, MNS : Rinchinbal ; 元宁宗, ), mort le après deux mois de règne. Les seigneurs se battent pour l'autorité de la cour en raison de son jeune âge. Elle appartint d’abord à un seigneur d’origine märkit, nommé Bayan des Merkits qui entre en disgrâce et meurt en 1340[1].
Le 3e karmapa, Rangjung Dorje, se rend à Dadu et assiste à l'intronisation de Togoontomor[2]. Par la suite, le 4e Karmapa, Rolpe Dorje (1340 — 1383), est également invité par Togoontomor à se rendre à Dadu. Après un long voyage, qu'il effectue à l'âge de 19 ans, il arrive au palais impérial. Durant son séjour dans la région, il enseigne pendant trois ans et fonde de nombreux temples et monastères.
Jean de Marignol, un franciscain florentin, envoyé en légat par le pape Benoît XII, rend visite à l'empereur et demeure à Pékin à partir de 1342 et dans l'Empire chinois jusqu'en 1347.
L'historien René Grousset dit de lui que « Toghan Temür mou, indécis, ne se plaisant que dans la compagnie de mignons et de lamas tibétains, abruti par la débauche, se désintéressait des affaires, Il ne prêta aucune attention à la révolte nationale chinoise qui grondait dans le Sud ». Le spectacle de cette débauche pousse les patriotes chinois à se liguer contre cette domination étrangère. La révolte commence dans la bas Yangtsé et dans la province du Guangdong, comme pour la révolution de 1912, dirigé par de nombreux chefs à moitié bandits, qui se querellent autant entre eux qu'ils font la guerre contre les Mongols. Xu Shouhui (zh) (徐壽煇 / 徐寿辉, , Cheou-houei) prend aux Mongols Hanyang et Wuchang, deux villes du Hubei (aujourd'hui réunies au sein de Wuhan) en 1352, puis Siang-yang en 1356 et se rend maître du Huguang (regroupant alors Hubei et Hunan) et du Jiangxi[1].
Le , à l'arrivée à Pékin de Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie Ming, à la tête de la révolte des Turbans rouges, Togoontomor s'enfuit à Shangdu, dans l'actuelle Mongolie-Intérieure. Cependant, la ville est à l'état de ruine à cause de plusieurs drames survenus dans les dix années passées. Les conditions ne permettent pas de s'y installer durablement et Togoontomor et son entourage finissent par gagner la ville fortifiée de Yingchang[3].
Ses tentatives de reprendre Dadu, pour restaurer la dynastie Yuan sont infructueuses et les Mongols retournent dans leur patrie, la Mongolie. Karakorum redevient le centre politique de la Mongolie et la capitale des Yuan du Nord, la nouvelle dynastie fondée par Togoontomor.
Le , il meurt d'une épidémie de dysenterie qui se répand dans la ville[3].