Tola Vologe
sportif et résistant français
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Anatole Vologe dit Tola Vologe, né le à Vilna dans l'Empire russe (aujourd'hui Vilnius en Lituanie) et mort le à Lyon, fusillé par les Allemands, est un sportif et un résistant français.
Biographie
Anatole Vologne, émigre à l'âge de 3 ans avec sa mère d'origine juive nommée Strogoff[1]. La famille s'installe à Paris. En 1939-1940, il combat comme officier[2]. Après la signature de l'armistice, il trouve refuge à Lyon avec sa mère[2].
Le sportif
Passionné de sport, il intègre à l'âge de 12 ans l'école de hockey du stade français avec laquelle il obtiendra plusieurs titres de champion de France[2]. Il participe pour la France, à plusieurs compétitions internationales, dans trois sports différents : en athlétisme (relais 4 × 400 m), en tennis de table (double messieurs) et en hockey sur gazon[1]. Après son installation à Lyon (en 1940), il devient un membre très actif du Lyon olympique universitaire[1].
Hockey sur gazon
Trente-cinq fois international français[1], il dirige à vingt reprises l'équipe de France notamment durant les Jeux olympiques de 1936. Il a joué les cinq matches de son équipe, lors de ce tournoi. À noter que Félix Grimonprez[3] était alors un de ses coéquipiers. Tola Vologe était licencié au Stade français, et a remporté le championnat de France en 1931, 1932, 1933, 1934, 1935, 1937, 1938 et 1939.
Tennis de table
Associé à Raymond Verger, il fut champion de France en double messieurs, en 1928, lors de la première édition de ce championnat.
Athlétisme
Il est triple champion de France du 4 × 400 m[4], avec le Stade français[réf. souhaitée].

Le résistant
Installé à Lyon, Anatole Vologne poursuit sa carrière sportive à Lyon. Il rejoint le Lyon Olympique Universitaire (LOU), il devient également membre du réseau Sport Libre[2]. Il participe à l'organisation et à l'encadrement de l'exode de jeunes réfractaires au service du travail obligatoire (STO).
Il est arrêté le 23 mai 1944[5] par des membres du Parti Populaire Français (PPF) [2]dans un bar appelé « Le Monde », rue Bellecordière à Lyon. Il est interné à la "Baraque aux Juifs" de la prison de Montluc[2]. Remis à la Gestapo, il est abattu quelques jours après, alors qu'avec deux détenus il tentait de s'enfuir des locaux de l’école de santé militaire.
Hommages
Le , les restes de Tola Vologe ont été transférés au cimetière militaire de la Doua[1] (il avait précédemment été inhumé au cimetière de la Croix-Rousse, le [1]). Loys Van Lee écrit à son propos le , dans L'Équipe :
Aujourd'hui, l'ancien centre d'entraînement de l'Olympique lyonnais, un gymnase à Bron et la salle du club Vénissieux handball portent son nom. Il a également été honoré du titre de Gloire du sport.
