Torquéole des bois
espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae
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Tropicoperdix chloropus
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Tropicoperdix |
La Torquéole des bois (Tropicoperdix chloropus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae. La Torquéole de Merlin (T. c. merlini), sous-espèce vietnamienne, est parfois considérée comme espèce à part entière.
Répartition
Sous-espèces
Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], la Torquéole des bois est représentée par 7 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Tropicoperdix chloropus chloropus Blyth, 1859 — Myanmar, ouest de la Thaïlande, sud de la Chine ;
- Tropicoperdix chloropus cognacqi Delacour & Jabouille, 1924 — sud Vietnam ;
- Tropicoperdix chloropus merlini Delacour & Jabouille, 1924 — région de Quangtri ;
- Tropicoperdix chloropus vivida Delacour, 1926 — parc national de Bạch Mã ;
- Tropicoperdix chloropus peninsularis (Meyer de Schauensee, 1941) — sud-ouest de la Thaïlande ;
- Tropicoperdix chloropus olivacea Delacour & Jabouille 1928 — Laos, au Cambodge et dans le nord-ouest du Vietnam ;
- Tropicoperdix chloropus tonkinensis Delacour, 1927 — nord du Vietnam.
T. c. cognacqi a le bas du cou et le haut de la poitrine ne sont pas roux mais brun olivâtre, la tête est plus pâle ainsi que les parties inférieures. T. c. merlini diffère par des écailles très marquées sur les flancs et sur la poitrine, et des pattes jaune-verdâtre. T. c. vivida est proche de T. c. merlini avec des couleurs plus vives. T. c. peninsularis diffère par le dessous plus chamois et des tons plus chauds sur les parties supérieures. T. c. olivacea est plus brun-verdâtre. T. c. tonkinensis n’a pas de raie oculaire, les oreillons sont bruns, diffus et rayés ; le haut de la poitrine n’est pas fauve pur mais taché de brun foncé. Il n’y a pas de collier noir marqué.
Habitat
Cette espèce fréquente la forêt primaire dense, sempervirente ou mixte, et la forêt secondaire à dominante de bambous, généralement à moins de 400 m d’altitude mais parfois jusqu’à 1 400 m.
Mœurs
Elles sont très mal connues. On les suppose similaires à ceux des espèces voisines. Cette torquéole se nourrirait de graines, baies et insectes.
Voix
Cette espèce chante surtout le matin et en fin d’après midi. Le chant consiste en une répétition plaintive d’une note tou…tou…tou.. , de plus en plus rapide, se terminant brutalement par des cris stridents et hachés chirra-chew-chirra-chew.
Nidification
Les seules données sont celles de Deignan (1945) qui aurait trouvé un juvénile le , ce qui laisse supposer une nidification en mai-juin, et trois œufs collectés en mai, en Thaïlande.
Statut et conservation
La Torquéole des bois n’est pas considérée comme menacée par l’UICN. Elle serait assez commune dans le Parc national de Cat Tien, Vietnam, où la densité serait de 0.53 à 0.98 couple à l’hectare. Elle est assez commune dans toute la chaîne des Cardamomes (Cambodge), où elle est activement chassée soit par des chasseurs professionnels, qui les attirent dans les pièges en imitant leur chant, soit par des villageois lors de séjours occasionnels en forêt pour d’autres activités. Les prélèvements seraient de 1 200 à 2 500 oiseaux par an dans la commune de Roleak Korng Cheung (Province de Kampong Spoe). Le bûcheronnage illégal constituerait une autre menace ainsi que le dérangement lors d’activités forestières. Cette espèce serait au contraire en danger en Chine en raison de la diminution de son aire de répartition (Hennache & Ottaviani 2011).