Torture médicale
From Wikipedia, the free encyclopedia
La torture médicale, également désignée sous le terme d'interrogation médicale, désigne la contribution ou la participation de professionnels de la santé à des actes de torture, soit pour évaluer les capacités d'endurance des victimes, soit pour appliquer des traitements qui accentuent la torture, soit en tant que tortionnaires eux-mêmes.
Interrogatoires et détention
La torture médicale implique la participation de personnel médical, notamment des médecins et des psychologues, à des actes infligeant des souffrances physiques ou psychologiques. Cette pratique peut se manifester dans plusieurs contextes distincts.
Dans le cadre d'interrogatoires, des professionnels de santé peuvent participer à des techniques visant à infliger des souffrances[1].
Des accusations de torture médicale ont notamment concerné le traitement des détenus du camp de Guantanamo et d'autres centres de détention. Les pratiques dénoncées incluent la participation de médecins au gavage forcé[2], la négligence ou la dissimulation de preuves médicales de mauvais traitements[3], ainsi que la mise en œuvre de techniques d'interrogation renforcées telles que la privation de sommeil prolongée, la privation sensorielle, la nudité forcée et l'imposition de positions corporelles douloureuses[4],[5].
Châtiments corporels
La torture médicale peut également avoir une visée punitive dans le cadre du châtiment corporel judiciaire. La castration chimique imposée aux auteurs de crimes sexuels est considérée par certaines organisations de défense des droits humains comme constituant un acte de torture[6].
Expérimentations non éthiques
La torture médicale peut qualifier des actes d'expérimentations humaines ou animales réalisées sans consentement libre et éclairé des sujets, ou lorsque l'expérimentation sur des êtres sentients pourrait être remplacée par d'autres méthodes de recherche.
Des exemples historiques incluent les expériences menées par :
- l'Unité 731, unité militaire de recherche bactériologique de l'Armée impériale japonaise[7] ;
- Josef Mengele, officier allemand de la Schutzstaffel (SS) criminel de guerre qui exerça comme médecin dans le camp d'extermination d'Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale[8] ;
- la CIA sur des citoyens américains, à leur insu ou sous couvert de recherches scientifiques, dans le cadre du projet illégal MK-Ultra.