Tour des Prisons (Neuchâtel)

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Patrimonialité
Bien culturel suisse d'importance nationale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Adresse
Rue Jehanne-de-Hochberg 3, 2000 NeuchâtelVoir et modifier les données sur Wikidata
2000 Neuchâtel, canton de Neuchâtel
 Suisse
Tour des prisons et anciennes prison
Présentation
Type
Partie de
Liste des biens culturels de Neuchâtel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Bien culturel suisse d'importance nationale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Adresse
Rue Jehanne-de-Hochberg 3, 2000 NeuchâtelVoir et modifier les données sur Wikidata
2000 Neuchâtel, canton de Neuchâtel
 Suisse
Altitude
457 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

La Tour des Prisons est une tour médiévale historique située au centre de la ville de Neuchâtel, en Suisse. Sa base remonte au Xe siècle environ, ce qui en fait l'un des plus anciens bâtiments encore debout de la ville[1]. La tour a ensuite été associée aux fortifications de la ville. Au fil du temps, elle a été utilisée pour l'incarcération et l'emprisonnement de diverses personnes, allant des débiteurs et des criminels de droit commun aux prisonniers politiques à différentes époques.

Elle a notamment emprisonné l'humaniste italien Benedetto da Piglio, qui y fut détenu en [2]. Son récit écrit constitue un témoignage contemporain rare sur l'emprisonnement à cette époque[3]

La Tour des Prisons est l’une des plus anciennes constructions de Neuchâtel, édifiée à partir du Xe siècle au sud du château[4]. Elle est progressivement surélevée aux XIIIe et XIVe siècles et intégrée au système défensif de la ville. Dès le Moyen Âge, la tour sert aussi de lieu de détention pour des prisonniers civils et politiques. Elle conserve cette fonction carcérale pendant plusieurs siècles, avant d’être désaffectée à l’époque moderne[4]. Au XIIIe siècle, la Tour des Prisons abritait une porte de la ville de Neuchâtel[1].

La dendrochronologie a montré que les cachots en chêne de la Tour des Prisons sont bien d’origine et datent du XVIIe siècle, avec une précision allant jusqu’à la saison d’abattage des arbres. En revanche, les aménagements intérieurs en sapin et certains planchers ont été refaits au début du XIXe siècle. Cette analyse a permis de distinguer clairement les éléments authentiques des restaurations plus tardives[5].

Un incendie s’est déclaré le au sommet de la Tour des Prisons[6]. Le feu, maîtrisé par les pompiers, a gravement endommagé les poutres et l’escalier en bois des étages supérieurs. L’origine du sinistre n’a pas été immédiatement déterminée, mais les dégâts ont surtout touché la partie haute de la tour.

Fonction actuelle

La Tour des Prisons a été un musée jusqu'à son incendie en avant de subir de longues rénovations. En , elle a été reconvertie en un lieu culturel baptisé la Tour du Fantastique, ouvert au public en après la réhabilitation de la tour médiévale et des anciens bâtiments carcéraux attenants[7]. Le site a été inauguré avec une exposition consacrée à l’illustrateur John Howe, présentant plusieurs centaines d’œuvres et marquant une nouvelle vocation culturelle et touristique pour ce monument historique[8].

Cette mutation du monument en centre culturel est documentée dans l'ouvrage collectif La Tour du Fantastique (2025)[9]. Ce travail, réunissant des archéologues, des historiens et des spécialistes de la littérature, analyse l'évolution architecturale de l'édifice tout en explorant les liens entre le patrimoine bâti réel et les représentations de l'imaginaire médiéval[10].

Détenus notables

Benedetto da Piglio est un humaniste italien du début du XVe siècle, secrétaire du cardinal Stefaneschi lors du concile de Constance[11],[12]. En , il est arrêté par les troupes du comte de Neuchâtel et emprisonné plusieurs mois dans la Tour des Prisons. Il y vit une captivité marquée par les privations et les tentatives d’évasion. Durant sa détention, il rédige le Libellus poenarum, un témoignage exceptionnel sur l’emprisonnement et sur la ville de Neuchâtel à la fin du Moyen Age. Ce texte constitue l’une des sources les plus précises sur l’histoire carcérale de la tour.

Galerie

Notes et références

Liens externes

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