Tourisme en Irak
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le tourisme en Irak désigne le tourisme dans le pays d'Asie de l'Ouest qu'est l'Irak. L'Irak est l'une des principales destinations touristiques pendant de nombreuses années, mais cela change radicalement en raison des conflits. Le tourisme en Irak fait face à de nombreux défis, mais la situation s'améliore par la suite. La capitale, Bagdad, est la deuxième plus grande ville du monde arabe et la quatrième plus grande ville du Moyen-Orient.
L'Irak compte plusieurs sites classés au patrimoine mondial, datant de l'ancienne Mésopotamie, notamment Babylone. L'Irak est considéré comme un lieu potentiel pour l'écotourisme[1]. Erbil est choisie comme « capitale arabe du tourisme » en 2014 par le Comité arabe du tourisme[2]. Bagdad est ensuite choisie comme capitale arabe du tourisme pour 2024-2025.
Sites classés au patrimoine mondial
| Site | Image | Lieu | Critère | Superficie (en ha) | Année | Description |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ashur (Qal'at Sherqat) | Province de Salah ad-Din35° 27′ 32″ N, 43° 15′ 35″ E | Culturel :
(iii)(iv) |
70 hectares | 2003 | Située sur le Tigre et datant du IIIe millénaire avant notre ère, Ashur fut la première capitale de l'Empire assyrien et le centre religieux des Assyriens. Après sa destruction par les Babyloniens, la ville connut un bref renouveau pendant la période parthe[3]. | |
| Citadelle d'Erbil | Province d'Erbil36° 11′ 28″ N, 44° 00′ 33″ E | Culturel :
(iv) |
16 ha | 2014 | Située au sommet d'un tell dans le Kurdistan irakien et surplombant la ville d'Erbil, la citadelle d'Erbil constitue un exemple typique de l'urbanisme de l'époque ottomane. Outre ses fortifications du XIXe siècle, le site contient également des vestiges datant de la période assyrienne[4]. | |
| Hatra | Province de Ninive35° 35′ 17″ N, 42° 43′ 06″ E | Culturel :
(ii)(iii)(iv)(vi) |
324 ha | 1985 | La ville fortifiée parthe de Hatra a résisté aux attaques répétées de l'Empire romain au IIe siècle. Son architecture reflète à la fois les influences hellénistiques et romaines[5]. | |
| Cité archéologique de Samarra | Province de Salah ad-Din34° 20′ 28″ N, 43° 49′ 25″ E | Culturel :
(ii)(iii)(iv) |
15 058 ha | 2007 | Située sur le Tigre, la ville islamique de Samarra était la capitale du califat abbasside. Elle abrite deux des plus grandes mosquées et plusieurs des plus grands palais du monde islamique, en plus d'être l'un des plus beaux exemples d'urbanisme de l'époque abbasside[6]. | |
| L'Ahwar d'Irak méridionale : refuge de la biodiversité et vestige du paysage des cités mésopotamiennes | 31° 33′ 44″ N, 47° 39′ 28″ E | Mixte :
(iii)(v)(ix)(x) |
211 544 ha | 2016 | Situé dans le sud de l'Irak, le site comprend trois villes d'origine sumérienne, à savoir Uruk, Ur et Eridu, ainsi que quatre zones humides dans les marais irakiens[7]. | |
| Babylone | Province de Babylone | Culturel :
(iii)(vi) |
1 054,3 ha | 2019 | Ancienne capitale de Hammurabi, Babylone est devenue la plus grande ville de l'ancienne Mésopotamie sous le règne de Nabuchodonosor II[8]. |
De plus, l'Irak compte plusieurs sites inscrits sur la liste indicative de l'UNESCO. Cette liste comprend Ur, Nimroud, la cité antique de Ninive, la forteresse d'Al-Ukhaidar, Wâsit, les marais de Mésopotamie, le site de Thilkifl, le cimetière Wadi Al-Salam à Najaf, la ville d'Amedy et les sites historiques du Tigre à Bagdad Rusafa. En plus de ces sites, il existe des lieux incontournables à visiter en personne en Irak, comme la Société irakienne des arts plastiques, qui abrite de nombreuses œuvres d'art illustrant des styles de design traditionnels et innovants[9].
Secteur touristique

Le nombre de touristes arrivés en Irak en 2013 s'élève à 892 000. Au cours des deux dernières décennies, le nombre le plus élevé de touristes est enregistré en 2010, avec 1 518 000 visiteurs. En 2012, la valeur des recettes du tourisme international s'élevait à 1,64 milliard de dollars[10]. Le Kurdistan irakien, région autonome de l'Irak, était une destination touristique très prisée. Il était considéré comme une région sûre et stable, peu touchée par le terrorisme. En 2012, le Kurdistan enregistre une augmentation de 70 % du nombre de touristes.
En 2007, le Kurdistan compte 106 hôtels, dont le nombre passe à 405 en 2012, auxquels s'ajoutent 214 motels et 50 villages touristiques[11],[12]. La ville d'Erbil, au Kurdistan, est déclarée « capitale arabe du tourisme » en 2014. Cependant, depuis 2015, les activités du groupe militant État islamique (EI) affecte le tourisme au Kurdistan. Selon l'association des hôtels, le tourisme au Kurdistan traverse une crise. Le gouverneur d'Erbil déclare que la crise financière en Irak et la guerre contre l'EI ont affecté tous les secteurs de l'économie, y compris le tourisme[13],[14].
Nadjaf et Kerbala sont considérées comme des destinations touristiques florissantes pour les musulmans chiites et l'industrie touristique de la ville connait un essor après la chute du régime de Saddam Hussein[15]. Cependant, en raison des sanctions américaines contre l'Iran, le nombre de touristes iraniens diminue considérablement[16].