Tournepierre à collier
espèce d'oiseaux charadriiformes de la famille des scolopacidae
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Arenaria interpres
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Charadriiformes |
| Famille | Scolopacidae |
| Genre | Arenaria |
Répartition géographique
- Présence permanente.
- Présence en période de nidification.
- Présence en période d'hivernage.
- Présence en période de migration.
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NT A2bcd+4bcd : Quasi menacé
Le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) est une espèce d'oiseaux Charadriiformes de la famille des Scolopacidae.
Description
Cet oiseau mesure 22 à 23 cm de longueur.
L'adulte en plumage nuptial a la tête noir et blanc, le dos et les ailes (avec une barre alaire blanche) noir et roux et le ventre blanc. Un collier noir marque la poitrine. Le bec noir est légèrement retroussé.
L'adulte en plumage internuptial et le jeune sont plus ternes : essentiellement gris sombre et blanc.
Répartition et habitat
Le Tournepierre à collier est un oiseau très largement répandu. Son aire de reproduction entoure le sud de la zone arctique, de l'ouest de l'Alaska à l'est du Canada, au Groenland, au nord de l'Europe, et en Sibérie jusqu'à la péninsule Tchouktche et la mer de Béring[1]. Migrateur, il est présent en hiver sur la plupart des côtes à travers le monde[1].
Écologie et comportement
Alimentation
Cet oiseau retourne avec le bec les coquillages, galets et algues sur les estrans à la recherche des invertébrés qu'il consomme : annélides, crustacés...
Reproduction
La période de reproduction dure de mai à début août. Les couples sont solitaires, bien qu'ils nichent parfois à peu de distance les uns des autres dans les habitats optimaux[1].
La femelle pond en mai-juin quatre œufs, qu'elle couve à tour de rôle avec le mâle, qui s'occupera ensuite des petits. Les œufs éclosent au bout de 23 à 24 jours.
Effectifs, menaces et conservation
Effectifs
En 2023, l'Union internationale pour la conservation de la nature et Birdlife International estiment le nombre de Tournepierres à collier entre 750 000 et 1 750 000[1].
Menaces
Le Tournepierre à collier est considéré comme une espèce quasi menacée sur la liste rouge de l'UICN depuis 2024. Malgré une population nombreuse et une aire de répartition très étendue, l'espèce est menacée par plusieurs facteurs, comme la perte et la dégradation de son habitat, la chasse, les dérangements, et peut-être une baisse de la reproduction due au changement climatique. Des suivis effectués à travers le monde montrent un déclin démographique plus ou moins rapide sur les trois dernières générations, particulièrement en Amérique du Nord[1].
Taxonomie
Classification et sous-espèces
Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[2], le Tournepierre à collier est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénétique) :
- Arenaria interpres interpres (Linnaeus, 1758) — niche sur l'île d'Ellesmere (nord-est du Canada), dans le nord du Groenland, dans le nord de la Scandinavie, dans les pays baltes, autour de la Mer blanche, au sud de la Nouvelle-Zemble et sur les îles de Nouvelle-Sibérie ainsi que jusqu'au nord-est de la Sibérie et ouest de l'Alaska ;
- Arenaria interpres morinella (Linnaeus, 1766) — niche dans le nord-est de l'Alaska et au nord du Canada.
Galerie
- Tournepierres à collier sur le goémon à la Pointe de Mousterlin en Fouesnant.
- Œuf de Tournepierre à collier conservé au Muséum de Toulouse.
- Saint-Brévin (France).
- Marais salants de Guérande (France).