Tout-nucléaire
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L'expression « tout-nucléaire » décrit la politique énergétique menée par la France à partir de connue sous le nom de « Plan Messmer » et qui consiste à faire de l'énergie nucléaire le principal moyen de production d'électricité dans le pays[1].
Histoire
À la suite du premier choc pétrolier la France a décidé de massivement substituer la production d'électricité nucléaire à celle des centrales thermiques classiques[1].
Le plan du Premier ministre Pierre Messmer prévoyait la construction de treize réacteurs de 900 mégawatts (MW) en deux ans. Le , sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, le gouvernement lance pour les deux ans à venir un programme de même ampleur.
Des tranches de 1 300 MW sont construites à partir de 1976 et l’effort se poursuit jusqu’à la fin du siècle, date à laquelle les trois quarts de l’énergie électrique produite en France est d’origine atomique. C'est en tout 58 réacteurs qui seront en service répartis dans 19 centrales[2].
Par ailleurs, la France a cherché a remplacer le chauffage au fioul par le chauffage électrique : 10% des logements se chauffaient à l'électricité en 1970 contre 45% en 1980[3].
Essentiellement grâce à sa filière nucléaire, la France produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme et exporte ainsi 10% de sa production d'électricité vers ses voisins européens contribuant ainsi aux objectifs de réduction des émissions de CO2 et à l’équilibre du système électrique européen. En 2018, elle a été exportatrice nette d’électricité sur toutes ses frontières, contribuant pour environ 2 milliards d’euros à la balance commerciale[4].
En 2017, 379,1 TWh d'électricité d'origine nucléaire ont été produits en France[1]. Cependant, la faible disponibilité des centrales françaises en 2022 a rabaissé cette production à 279 TWh, équivalant au niveau de production de 1988[5]. En 2023, la production nucléaire est remontée à 320,4 TWh, pour une production totale de 494,3 TWh[6], soit 65 % du total.