Traduttore, traditore

From Wikipedia, the free encyclopedia

Traduttore, traditore (en français : « Traducteur, traître », généralement repris sous l'expression : « Traduire, c’est trahir  ») est une locution italienne qui renvoie à la différence irréductible entre un texte et ses traductions possibles.

Traduttore, traditore est une paronomase, c'est-à-dire une expression qui joue sur la ressemblance entre deux mots. Elle est couramment utilisée dans d’autres langues que l'italien, en raison de sa concision et du jeu de mots.

Le fait de comparer un traducteur à un traître signifie que la traduction d’un texte d’une langue dans une autre ne peut jamais respecter parfaitement le texte original. Beaucoup de polyglottes préfèrent lire une œuvre en version originale car ils veulent la découvrir telle qu’elle a été créée par l’auteur. Dans un cas extrême, traduire un poème en le modifiant pour garder les rimes altère singulièrement l’œuvre du poète.

Le linguiste français Georges Mounin a beaucoup travaillé sur les « problèmes théoriques de la traduction », dans un esprit pragmatique : malgré la difficulté, la traduction se pratique tous les jours, de manière utile et avec un succès raisonnable. Elle n'est donc pas, comme certains logiciens l'affirment, « impossible ». Le traducteur Pierre Leyris (qui a entre autres traduit l’œuvre d’Herman Melville) lui aussi répond à ce que l'expression italienne a de trop entier, en affirmant : « Traduire, c'est avoir l'honnêteté de s'en tenir à une imperfection allusive. »[1]

Historique

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI