Traité de Fort Wise
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Le traité de Fort Wise a été signé le par six chefs cheyennes du sud et quatre arapahos avec les États-Unis[1]. Par ce texte, ils ont cédé la plupart des terres qui leur avaient été concédées par le traité de Fort Laramie dans sa première version. Le nouveau territoire représentait moins d'un treizième de celui concédé en 1851.
Ce traité, signé en 1861 au moment de la création du territoire du Colorado, par le général William Larimer, Jr., un spéculateur du Kansas qui s'était fait connaitre dans la milice de Pennsylvanie, a redéfini le territoire des Cheyenne et des Arapahos pour leur enlever les régions minières du Colorado et certains sites de petites villes, en pleine ruée vers l'or de Pikes Peak, entamée trois ans plus tôt[2]. Les tribus amérindiennes sont cependant restées sur ces territoires, où elles chassaient le bison[2].
Le traité de Fort Laramie de 1851, conclu entre les États-Unis et les tribus cheyenne et arapaho[3], reconnaissait aux Amérindiens la propriété d'un vaste territoire incluant les terres comprises entre les rivières North Platte et Arkansas, situées à l'est des montagnes Rocheuses et à l'ouest du Kansas.
Cette immense région comprenait les États actuels du Wyoming, le sud-ouest du Nebraska, l'est du Colorado, et l'extrême ouest du Kansas. Cependant, la découverte d'or en novembre 1858 dans les montagnes Rocheuses du Colorado alors situées dans l'ouest du territoire du Kansas) a conduit à une ruée vers l'or d'émigrants blancs. Les représentants du territoire du Colorado firent pression sur les autorités fédérales afin que soient redéfinies les limites territoriales des terres amérindiennes. En automne 1860, Alfred B. Greenwood (en), commissaire aux affaires indiennes arriva à Bent's New Fort pour y négocier un nouveau traité.