Le traité de La Haye de 1661 (également connu sous le nom de paix de la Haye) est un traité de paix signé entre le royaume de Portugal et la république des Provinces-Unies, le [1] à La Haye. Avec la signature du traité, la Nouvelle-Hollande (Brésil hollandais) a été officiellement cédée au Portugal en échange d'une compensation financière [2].
Après la reconquête portugaise de la Nouvelle-Hollande et la fin de la première guerre anglo-néerlandaise, les Provinces-Unies souhaitent récupérer leur ancienne colonie en .
Johan de Witt, le grand pensionnaire de Hollande, et son oncle Cornelis de Graeff ne sont pas d'accord parce que, selon eux, le commerce est plus important que la possession de territoires. Par conséquent, un traité de paix est signé le à La Haye, selon lequel la Nouvelle-Hollande est vendue au Portugal pour huit millions de florins (l'équivalent de quatre millions de cruzados)[3]. Cette somme est versée par le Portugal sur une période de 16 ans. En outre, le Portugal reconnaît la possession de Ceylan et des îles Moluques aux Provinces-Unies. En retour, les Hollandais reconnaissent la souveraineté portugaise sur le Brésil et l'Angola. Le traité conduit également à un accord sur le Java hollandais et le Timor oriental portugais. Les Hollandais ont promis de ne pas entrer ou revendiquer le Timor par le traité de La Haye, déclarant qu'aucune de deux puissances ne se déclarerait la guerre ni ne revendiquerait ou n'entrerait dans leur territoire ou leurs colonies.
Le traité est ratifié le 24 mai 1662 par les Provinces-Unies et le 3 novembre 1662 par le royaume de Portugal. Cependant, les Hollandais cherchent à repousser le délai de cessation des hostilités, afin de poursuivre les offensives de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en Asie, et les Portugais n'accordent qu'une ratification partielle. Après avoir conquis les places fortes portugaises de Cranganore, Cochin et Cannanore, importantes pour le commerce du poivre, les Hollandais affirment que la cessation des hostilités doit débuter le 14 mars 1663, tandis que les Portugais exigent qu'elle commence trois mois après la ratification complète du traité par le roi Alphonse VI. Cette poursuite du conflit sert de prétexte au Portugal pour refuser de verser l'indemnité financière promise aux Provinces-Unies par le traité, somme que le royaume est incapable de payer [4].
Notes et références
↑Jan H. Verzijl, International Law in Historical Perspective, Martinus Nijhoff Publishers, , 493p. (ISBN90-286-0022-1, lire en ligne)
↑Facsimile of the treaty: Articulen van vrede en Confoederarie, Gheslooten Tusschen den Doorluchtighsten Comingh van Portugael ter eenre, ende de Hoogh Mogende Heeren Staten General ...;
↑(pt) Carlos Calvo, Colección histórica completa de los tratados: 1493-1694, t.1, Paris, A. Durand, (lire en ligne), p.110-147.
↑(pt) Evaldo Cabral de MELLO, O negócio do Brasil, São Paulo, Companhia de Bolso, (ISBN978-85-3591-812-0), p.215-216.