Le traité de Nvarsak fait suite à la mort du précédent chahanchah sassanide, Péroz Ier (r. 459-484), tué par les Hephtalites alors que la guérilla arménienne était en pleine activité. Cet accord garantit alors aux Arméniens la liberté de culte ainsi qu'une forme d'autonomie.
Les conditions du traité étaient les suivantes : [1]
- Démantèlement des lieux de culte : Tous les autels du feu existant en Arménie devaient être détruits, et toute nouvelle construction de ce type était désormais proscrite.
- Liberté de culte : La liberté de pratique religieuse était garantie pour les chrétiens d'Arménie ; parallèlement, toute tentative de conversion forcée au zoroastrisme devait cesser.
- Suppression des privilèges de conversion : L'attribution de terres ou de domaines aux individus se convertissant au zoroastrisme était désormais interdite.
- Gouvernance directe : Le souverain sassanide s'engageait à administrer l'Arménie en personne, renonçant ainsi à l'usage de délégués ou de substituts.
À la suite de cet accord, Vahan Mamikonian fut nommé hazarapet avant d'être promu marzban (« margrave ») d'Arménie [5]. Sous son commandement, la cavalerie arménienne apporta son soutien à Balash pour réprimer l'insurrection d'un prétendant au trône nommé Zarer (fils ou frère de Péroz).[2]