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Durant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques occupent de nouveau l'Irak afin contrer un coup d'État pro- Axe survenu en 1941. Le traité de Portsmouth, négocié par Sayyid Salih Jabr, prévoit le retrait britannique de l'Irak. Toutefois, l'accord impose la création d'un conseil de défense conjoint entre l'Irak et la Grande-Bretagne qui est chargé de superviser la planification militaire irakienne. De plus, les Britanniques conservent le contrôle de la politique étrangère irakienne.
Au moment de la signature, l'objectif stratégique de la Grande-Bretagne est de former un bloc arabe anti-soviétique et pro-britannique. Après avoir convaincu la Syrie, la Jordanie et l'Égypte de se joindre à elle, la Grande-Bretagne céda à l'Irak la Palestine mandataire, dont le partage en États arabe et juif avait été approuvé par les Nations Unies. Un plan militaire est convenu: deux divisions irakiennes, équipées d'armements britanniques modernes, doivent traverser la Syrie et la Jordanie et rejoindre la Légion arabe jordanienne pour conquérir les États juif et arabe projetés[3].
L'Irak reste dépendante des Britanniques pour son approvisionnement militaire et la formation de ses troupes et cela jusqu'en 1973, ce que les nationalistes arabes irakiens ne peuvent accepter. En réaction à ce traité, les Irakiens se soulèvent au travers du soulèvement d'Al-Wathbah contre le maintien de la présence britannique en Irak. Al-Said rejette le traité, le qualifiant de concession faite aux nationalistes irakiens et arabes.