Traité de Valençay

From Wikipedia, the free encyclopedia

Traité de Valençay
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue du château de Valençay, gravure espagnole de Felipe Cardano, 1816.
Signé
Valençay
Parties
Parties Drapeau de l'Empire français Empire français  Maison de Bourbon en Espagne
Signataires Napoléon Ier Ferdinand VII d'Espagne

Le traité de Valençay est un acte conclu le entre Ferdinand VII, roi d'Espagne, interné au château de Valençay, et Napoléon Ier, empereur des Français, permettant à Ferdinand VII de retrouver son trône d'où il avait été déposé par les Français en 1808. La régence et les Cortès d'Espagne ayant refusé de ratifier le traité, Napoléon finit par libérer Ferdinand en mars 1814 sans pouvoir obtenir son application.

Après la défaite de Napoléon à Leipzig (16-), celui-ci décide d'en finir avec l'embarras que lui cause la guerre d'Espagne. Pour cela, il accepte de rendre le trône d'Espagne au roi Ferdinand VII qu'il avait détrôné en 1808 en même temps que le père de celui-ci, Charles IV, pour leur substituer son frère Joseph Bonaparte. La situation des forces françaises en Espagne est alors critique car l’armée du maréchal Soult a dû reculer jusqu'aux Pyrénées : en octobre-, les forces britanniques, espagnoles et portugaises commandées par Arthur Wellesley, marquis de Wellington, forcent la ligne fortifiée de la Rhune et atteignent le territoire français.

Négociation et signature

¡ Viva mi Dueño ! Longue vie à mon souverain ! »), céramique espagnole à l'effigie de Ferdinand VII.

Napoléon Ier envoie Antoine René Charles Mathurin (comte de La Forest) dit Antoine de Laforêt (1756-1846), ambassadeur de France à Madrid, qui habitait dans ses terres, aux environs de Tours, pour rencontrer Ferdinand VII interné au château de Valençay et négocier le traité qui lui rendrait à la couronne et la liberté en échange de sa neutralité[1]. Napoléon, par une lettre écrite le , annonce à Ferdinand que « les circonstances dans lesquelles se trouvent son empire et sa politique lui font désirer d’en finir avec les affaires d’Espagne ; que l’Angleterre y fomente l’anarchie et le jacobinisme, qu’elle cherche à y anéantir la monarchie et détruire la noblesse »[2]. Ferdinand répond, le , qu’il est prêt à recouvrer son trône grâce à la protection de Napoléon et à rester neutre entre le Royaume-Uni et l’Empire français mais qu’il souhaiterait d’abord rencontrer des représentants des Cortes de Cadix, qui gouvernaient en son nom en Espagne[3]. Napoléon refuse de crainte que le secret des négociations ne soit percé et que les Britanniques n’arrivent à empêcher l’application du traité[4]. Il organise une rencontre à Valençay entre José Miguel de Carvajal, duc de San-Carlos, représentant de Ferdinand VII, et le comte de Laforest pour rédiger un traité avec Ferdinand.

Teneur

Le traité rétablit Ferdinand VII dans sa souveraineté sur tout le territoire espagnol tel qu'il existait avant la guerre en lui restituant les départements français d'Espagne. Napoléon, au nom de l'Empire français et du royaume d'Italie, s'engage à évacuer toutes les garnisons françaises d'Espagne, et Ferdinand, à faire évacuer toutes les garnisons britanniques. Les deux parties conviennent d'indemniser les dommages causés à leurs sujets et d'échanger leurs prisonniers respectifs. Le roi s’engage à maintenir les ventes des domaines nationaux faites pendant son absence et à restituer leurs emplois et leurs biens aux personnes qui avaient exercé des emplois sous le règne de Joseph Bonaparte ; celles qui résident hors d'Espagne auront un délai de dix ans pour vendre leurs biens. Ferdinand s'engage en outre à verser à son père, le roi Charles IV, et à son épouse une pension de 30 millions de réaux par an[5].

« Ferdinand a souvent dit pendant sa captivité qu'il préférait rester à Valençay que de régner en Espagne avec les cortes ; cependant il accepta sans hésiter les conditions du traité de Valençay[6]. »

Refus de ratification et retour de Ferdinand

Annexes

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI