Traité de Verceil
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La paix de Verceil désigne le traité de paix entre Charles VIII et Ludovic Sforza signé entre le 9 et le . Cette paix séparée marque la fin de l'affrontement entre les troupes milanaises et françaises au cours de la première campagne des guerres d'Italie (1494-1495). Ludovic le More quitte ainsi la Ligue de Venise mais les membres restant (Venise, Aragon ou encore Empire germanique) demeurent en conflit ouvert avec le roi de France. Le royaume de Naples récemment conquis par Charles VIII est donc menacé. En effet, les troupes de Gilbert de Montpensier, le vice-roi de Naples, sont restreintes et très isolées.
L'accord de paix est le résultat de négociations entamées depuis la mi- pour la levée du siège de Novare. Louis d'Orléans avait pris l'initiative de prendre d'assaut la ville, il se retrouve ensuite piégé à l'intérieur par l'arrivée des troupes italiennes coalisées. Alors que les assiégés commencent à mourir de faim et de maladies, Charles VIII parvient aux abords de Novare et établit son camp à Verceil, les deux villes sont distantes d'environ 20 km. Une trêve est enfin décidée du 20 au et le siège est progressivement levé. Dans l'armée entrée à Novare le , on estime à 2000 le nombre d'hommes morts de faim ou de maladies[1]. Louis d'Orléans sort de la ville très affaibli le .
Le conseil royal n'est pas uni sur la suite à donner aux négociations, deux tendances s'opposent, d'un côté les pacifistes avec le prince d'Orange, Philippe de Commynes et de l'autre ceux qui veulent poursuivre le combat. Ces derniers se rassemblent autour de Louis d'Orléans qui voit une occasion d'acquérir des possessions dans le Milanais, mais ils sont minoritaires et la trêve est finalement prolongée.
Le nombre très élevé de mercenaires suisses réunit autour des belligérants fit craindre une action de leur part. Commynes exprime dans ses Mémoires la menace d'une mutinerie destinée à la capture d'hommes de haut rang dans le but d'en obtenir une rançon. De plus, le rassemblement d'un nombre si important de soldats entraîne également des difficultés de ravitaillement et la diffusion de maladies. En conséquence, les préparatifs de la paix se font dans la tension et la précipitation.