Triaize
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| Triaize | |||||
Statue de la Vierge (missions 1924 et 1949). | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Vendée | ||||
| Arrondissement | Fontenay-le-Comte | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Sud Vendée Littoral | ||||
| Maire Mandat |
Guy Barbot 2020-2026 |
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| Code postal | 85580 | ||||
| Code commune | 85297 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Triolais | ||||
| Population municipale |
1 071 hab. (2023 |
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| Densité | 19 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 23′ 40″ nord, 1° 11′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 2 m Min. 0 m Max. 17 m |
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| Superficie | 57,15 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Luçon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Luçon | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vendée
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.triaize.fr et www.cc-sudvendeelittoral.fr | ||||
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Triaize est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.
Ses habitants sont nommés Triolais et Triolaises (en français), Triolas et Triolases en poitevin.
Communes limitrophes
Le territoire municipal de Triaize s'étend sur 5 715 hectares. L'altitude moyenne de la commune est de 2 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 17 mètres[1],[2].
Triaize est située entre Luçon et Saint-Michel-en-l'Herm, au sud-ouest de la Vendée.
Les communes limitrophes sont Champagné-les-Marais, Chasnais, Luçon, Les Magnils-Reigniers, Saint-Denis-du-Payré et Saint-Michel-en-l'Herm.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée » et « Littoral charentais et aquitain »[4].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 767 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 5,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sainte Gemme la Plaine_sapc », sur la commune de Sainte-Gemme-la-Plaine à 12 km à vol d'oiseau[5], est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 809,1 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].
Urbanisme
Typologie
Au , Triaize est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luçon, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[10]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[13]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,7%), prairies (44,4%), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (1,5 %), zones humides côtières (0,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Les dénominations les plus anciennes connues sont : « Trissagum » et « Triaci vadum » (1117). Selon le chanoine Falc'hun, professeur à l'université de Rennes, le nom Triaize proviendrait du celtique « Tri-ac-ia », soit « lieu où quelque chose se trouve en triple » (les trois îles ?). Cf. P. Bourgoin et V. Piveteau).
Dans l'antiquité, la mer baigne Luçon et Triaize ne compte que trois îles du golfe des Pictons. Sur l’île du Bourg, sont découverts une hache en pierre polie et deux silex du type Grand Pressigny. L’île Le Vignaud est plus petite et la moins élevée ; l'île de la Dune, située au sud-ouest du bourg, était plus élevée avant sa réduction par l'exploitation d'une carrière de pierre au XIXe siècle. À partir du XIIe siècle, les moines de l’abbaye de Luçon entreprennent le dessèchement des marais, peu à peu comblés par les dépôts marins et fluviatiles. Ils édifient digues et canaux et construisent une église. L'évêché de Luçon est créé en 1317, sans changer la situation. Après un concordat avec Regnaud de Thouars et la cession des terres par l'évêché au chapitre, ce dernier agrandi ses possessions prises sur la mer. Les guerres de religion ralentissent la conquête des terres, mais Triaize atteint une superficie de 4 018 hectares à l’époque de Richelieu. Jusqu'à la Révolution, la seigneurie de Triaize constitue le dernier grand domaine du chapitre de Luçon ; une école est créée vers 1769. Triaize est une commune essentiellement agricole avec ses nombreuses cabanes ou fermes, un artisanat et des commerces liés à cette agriculture. La population passe de 1 606 habitants à 956 habitants entre 1866 et 1990. Depuis 1863, la commune est connue pour « ses courses asines et chevalines » ainsi que pour la fête de la bouse, en souvenir de l'époque où les habitants utilisaient de la bouse séchée comme moyen de chauffage.
Triaize, ainsi que Grues et Saint-Denis-du-Payré, étaient autrefois des îles, d'où le nom de l'école : Les trois îles.
Triaize est surnommée le « Pays des ânes ». Cette formule se retrouve dans d'autres communes du Poitou, et même au Poitou en général. À Triaize, au XIXe siècle, des ânes aurait été élevés à la cabane du Bourdeau.
Pierre Bourgoin, curé de Triaize dans les années 60-70, publie en 1979 une monographie intitulée Triaize devint Triaize, histoire des dessèchements d'une commune du Bas-Poitou. Il publiera en 1991, Espace né de la mer, imp. LIO Luçon, 163 p. Ce titre inspira les créateurs de la communauté de communes : « Pays né de la mer ».
Un livre de Yves Le Quellec est intitulé : Petite histoire du Marais Poitevin, Geste éditions, 1998, 111 p.[16]
Langue
Le parler de Triaize appartient au domaine de la langue poitevine.
Le pronom « je » = i. Le pronom « il » (masc) = le ; le pronom « il » (neutre) = o (par ex. « o molle » (il pleut))[17],[18].
La commune fut le point d'enquête 62 pour l'Atlas linguistique de l'Ouest, établi dans les années 1950-1960, Horiot-Massignon, éd. du CNRS.
D'autres ouvrages ont été consacrés au sujet comme Le Parler de Triaize (Suzel Bousseau-Jardin, mémoire D.E.S., fac. des lettres de Poitiers, dans les années 1960) et Parlange marouin (Vianney Piveteau, supp. à Etuderies no 1, 1987. FR BNF 35048950).
Politique et administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 1 071 habitants[Note 2], en évolution de +6,04 % par rapport à 2017 (Vendée : +5,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,4 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 520 hommes pour 479 femmes, soit un taux de 52,05 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,84 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
La commune héberge la ZA Les Hautes Pelées, zone d'activité intercommunale[27], gérée par la Communauté de Communes Sud Vendée Littoral, dans le cadre de sa compétence développement économique.
La commune de Triaize est rarement indiquée dans les ouvrages touristiques, ainsi dans le guide Michelin « Pays de la Loire », elle est absente[28], ce qui semble une constante pour cette publication[29]. Ce qui n'exclut pas de la part de la commune une certaine activité touristique (camping[30], batellerie ou de locations de bateaux pour visiter le marais poitevin[31]…).
La commune possède une miellerie, celle des Fontenelles. Il s'agit d'une ferme apicole qui non seulement propose du miel à la vente, mais aussi des produits cosmétiques[32].
Elle n'est pas en situation de carence de l'initiative privée, puisqu'elle possède des commerces de proximité dont un bar-tabac[33], une boulangerie, ainsi qu'une supérette[34].

