Tribunal constitutionnel du Chili
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| Tribunal constitutionnel du Chili | ||
Le siège du Tribunal constitutionnel du Chili. | ||
| Nom officiel | Tribunal Constitucional de Chile | |
|---|---|---|
| Sigle | TC | |
| Juridiction | ||
| Type | Tribunal constitutionnel | |
| Langue | es | |
| Création | 1970 | |
| Siège | Huérfanos 1234 (Santiago) | |
| Coordonnées | 33° 26′ 24″ sud, 70° 39′ 15″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : Chili
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| Composition | 10 + 2 | |
| Président | ||
| Nom | Daniela Marzi (es) | |
| Depuis | 2022 | |
| Voir aussi | ||
| Site officiel | www.tribunalconstitucional.cl | |
| modifier |
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Le Tribunal constitutionnel du Chili (en espagnol : Tribunal Constitucional de Chile) est un organe juridictionnel chargé d'assurer la conformité des lois à la Constitution au Chili. Le tribunal est composé de dix membres titulaires (ministros titulares) et deux suppléants (ministros suplentes).
En 1833, la première constitution chilienne (es) ne prévoit aucun mécanisme de contrôle de constitutionnalité. En vertu de son article 164, seul le Congrès national peut interpréter la Constitution[1].
La Constitution chilienne de 1925 érige la Cour suprême du Chili en juge de la constitutionnalité des lois et décrets. Cependant, la Cour suprême n'exerce pas réellement ce pouvoir[2]. L'avocat Francisco Cumplido (es) propose la création d'une cour constitutionnelle dès 1958. Sous la présidence d'Eduardo Frei Montalva, le Tribunal constitutionnel est créé par la loi no 17.284 du [3]. Il est alors composé de cinq juges dont trois avocats nommés par le Président après accord du Sénat et deux juges choisis par la Cour suprême entre ses membres[1],[2]. L'institution est dissoute après le coup d'État du 11 septembre 1973[1],[2],[3].
Le Tribunal constitutionnel est rétabli dans la Constitution chilienne de 1980, sous la dictature de Pinochet[3]. Pinochet se méfiant du pouvoir politique, la majorité de ses sept membres sont désormais nommés par des militaires (un par le Président et 3 par le Conseil de sécurité nationale), trois autres sont nommés par la Cour suprême, le Sénat n'élisant qu'un seul juge constitutionnel[2]. La réforme constitutionnelle de 2005 modifie sa composition et le mode de désignation de ses membres : les politiques nomment désormais sept de ses dix membres. Ses compétences sont également accrues[2].
