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Juridiction d'exception

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Les juridictions d'exception sont des juridictions qui ne sont compétentes « que dans les cas strictement prévus par la loi pour juger certaines infractions et, incidemment, certains types de délinquants »[1].

Le terme de « juridiction d'exception » peut être aussi utilisé afin d'indiquer le caractère dérogatoire au droit de certaines juridictions à caractère politique.

Principe

Les théoriciens du droit sont divisés sur les termes et les statuts par rapport des juridictions de droit commun que des juridictions spéciales, notamment la justice militaire. La notion peut être considérée comme péjorative car renvoyant à des tribunaux politiques sous le totalitarisme[2].

Par pays

Belgique

La Constitution belge interdit les juridictions d'exception et affirme le droit au « juge naturel ».

Canada

Dans la province canadienne de Québec, le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette crée le Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale pour rebâtir la confiance dans le système de justice en ce qui concerne le traitement des plaintes relatives à la violence sexuelle et à la violence conjugale[3] dans la foulée des dénonciations publiques d'abus sexuels du mouvement #MeToo. La création de ce tribunal spécialisé est l'une des recommandations principales du rapport Rebâtir la confiance[4].

France

En matière civile

En France, les juridictions d'exception en matière civile sont, par ordre alphabétique :

Les anciennes juridictions d'exception sont, par ordre alphabétique (liste non exhaustive[Lesquelles ?]) :

En matière pénale

En matière pénale, le tribunal judiciaire est la juridiction de droit commun, qui a une compétence générale, et quelques compétences exclusives.

Les autres tribunaux d'exception en matière pénale sont, par ordre alphabétique :

Depuis 1986 existe la Cour d'assises spéciale, une formation particulière composée uniquement de magistrats, compétente pour les affaires de trahison et d'espionnage et les crimes terroristes ainsi que les crimes en matière de stupéfiants.

Les anciennes juridictions sont, par ordre alphabétique (liste non exhaustive[Lesquelles ?]) :

Durant la guerre d'Algérie, de nombreuses juridictions d'exception sont mobilisées. Le Tribunal permanent des forces armées (1953-1982) est principalement utilisés contre les indépendantistes algériens et pour traiter des infractions à la discipline militaire. Pour juger les partisans de l'Algérie française, dont les membres de l'OAS, six tribunaux sont mis en place à partir du putsch des généraux en 1961[5] :

  • le Haut Tribunal militaire (1961-1962), jugeant les putschistes les plus gradés, qui est remplacé par la Cour militaire de justice (1962-1963) ;
  • le Tribunal militaire (1961-1963), jugeant la plupart des affaires de subversion, qui est remplacé en 1963 par la Cour de sûreté de l'État (1963-1981) ;
  • le Tribunal de l'ordre public (1962) pour les affaires mineures ;
  • la Cour martiale d'Alger (1962) qui ne juge que deux affaires.

Suisse

L'article 30 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse interdit les tribunaux d'exception[6].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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