D'origines libanaise et irlando-canadienne, Trish Salah est née et a grandi à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Après avoir obtenu son baccalauréat et un Master of Arts en anglais et en création littéraire de l'université Concordia, elle poursuit ses études de littérature anglaise en doctorat à l'Université York. Là, alors qu'elle travaille en tant que professeure adjointe, elle s'engage également au sein du Syndicat canadien de la fonction publique et devient la première représentante transgenre à siéger au Comité national du triangle rose[2]. Désormais professeure associée dans le département d'études de genre de l'université Queen's, Trish Salah occupait auparavant un poste de professeure d'études des femmes et de genre à l'université de Winnipeg.
Que ce soit dans ses œuvres poétiques ou ses recherches universitaires, Trish Salah s'intéresse particulièrement aux expériences transgenres et transsexuelles et à la dimension politique de celles-ci ; à l'identité et la culture de la diaspora arabe ; à l'antiracisme ; aux politiques du queer ainsi qu'à la justice économique et sociale. S'agissant de ses poèmes uniquement, Trish Salah utilise des formes tant lyriques qu'expérimentales[3].
Réédité en 2013, Wanting in Arabic remporte en 2014 le prix Lambda Literary for Transgender Fiction lors de la 26e édition des Lambda Literary Awards en 2014[4]. En 2018, elle a été nommée finaliste du prix Dayne Ogilvie pour les écrivains LGBTQ canadiens[5].