Troposphère (fusées)

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ConstructeurKeka Aerospace
Premier vol (Troposphère 2)
StatutEn cours
Troposphère
Famille de fusées
Image illustrative de l’article Troposphère (fusées)
Données générales
Pays d’origine Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Constructeur Keka Aerospace
Premier vol (Troposphère 2)
Statut En cours
Lancements (échecs) 4 (1)
Base(s) de lancement Menkao
Missions
Acquérir le savoir-faire de l'utilisation des fusées et de la mise en orbite d'un satellite

Troposphère est une famille de fusées réalisée en République démocratique du Congo[1]. Le programme est l’initiative de Keka Aerospace, filiale de la société Développement Tous Azimuts, dirigée par Jean-Patrice Keka[2]. À terme, l'objectif est de pouvoir mettre en orbite des satellites depuis la République démocratique du Congo, mais le projet recherche encore l’implication financière du gouvernement congolais pour rendre cela réalisable[3].

Jean-Patrice Keka Ohemba Okese, diplômé de l’Institut supérieur des techniques appliquées[2], décide en 2007, en suivant son rêve d’enfance, d’acheter 123 hectares de terrain à Menkao pour lancer des fusées depuis la République démocratique du Congo[4]. Avec sa société Développement Tous Azimuts, ce qui en fait un programme spatial privé[5], il démarre à partir de rien, montant ses équipements électroniques de pilotage et de suivi avec de la récupération, de téléviseurs notamment, et très peu d’achats[4]. Le lieu de tir comporte un bâtiment de contrôle et au moins deux pas de tir, le premier, à seulement 200 mètres du bâtiment, a servi aux Fusées Troposphère 1 et 2[4].

Ses premières fusées, Troposphère 1 et Troposphère 2, ont été lancées afin de valider la théorie et les calculs de l’entreprise[4].

Jean-Patrice Keka ambitionne d’être le premier « galaxionaute », terme qu’il a forgé en regard des spationautes, astronautes, cosmonautes, Vyomanaute et taïkonautes afin de désigner les Kino-Congolais qui iront dans l’espace[4]. Entretemps, l’équipe impliquée dans le projet, il est rejoint dans son projet par des étudiants Kino-Congolais et d’autres ingénieurs de la capitale comme Bally Shafali, diplômé de l’Université de Liège[4], ambitionne surtout de montrer qu’un pays comme la République démocratique du Congo, très en retard technologiquement par rapport au reste des pays impliqués dans des programmes spatiaux, peut s’inscrire ce domaine[4], connu pour être très exigeant. De fait, à cause du manque de machines, l’équipe doit compenser par un plus grand temps de recherches et de calculs afin de compenser[4].

C’est l’ambition de la portée du projet Troposphère 6, hautement symbolique. Il est décrit comme porteur d'espoir et de fierté pour les Kino-Congolais et comme devant permettre de stimuler l'imagination des jeunes en formation d'ingénieurs en République démocratique du Congo[4]. À terme, Keka Aerospace souhaite être capable d'envoyer régulièrement des satellites en orbite, et pourquoi pas, un jour, un premier africain dans l'espace[6].

Pas désireux de soutiens techniques étrangers, le programme s’inscrit dans une logique d’autonomie pour démontrer leur capacité de maîtriser le processus du début jusqu’à la fin avec des matériaux locaux[5].

Fusées

Notes et références

Voir aussi

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