Trésor des Atrébates

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Poids904,45 g
MatériauOr
PériodeÂge du Fer
CultureCeltes
Trésor des Atrébates
Image illustrative de l’article Trésor des Atrébates
Poids 904,45 g
Matériau Or
Période Âge du Fer
Culture Celtes
Date de découverte 24 septembre 2010
Lieu de découverte Warlincourt-lès-Pas, Pas-de-Calais
Coordonnées 50° 09′ 08″ nord, 2° 29′ 24″ est
Conservation Musée d'Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye

Le trésor des Atrébates est un ensemble de quarante-deux pièces, essentiellement des parures gauloises en or, découvert dans des conditions controversées en 2010 à Warlincourt-lès-Pas, dans le département du Pas-de-Calais (France).

Daté de la fin de l'âge du fer, vers les IIe – Ier siècles av. J.-C., le trésor est attribué au peuple gaulois des Atrébates.

Composé de 42 pièces[1], le trésor est attribué aux Atrébates[2], peuple gaulois, peut-être originaire des régions danubiennes, présent en Gaule belgique depuis le IIIe siècle av. J.-C. et qui a laissé son nom à l'Artois[3].

D'une masse totale avoisinant les 900 grammes, il est notamment constitué de parures en or dont quatre torques complets et des éléments d'autres torques, d'un brassard décoré, de quatre anneaux lisses, de quatre bagues ornées ainsi que de deux petits lingots d’or[3].

Présentant « un réel intérêt » archéologique bien que sa provenance ne soit pas totalement assurée[4], l'ensemble constitue, selon les responsables du musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye (MAN), « l'une des découvertes majeures de toute l'histoire de l'archéologie gauloise »[5].

Découverte et acquisition

Selon son inventeur, le trésor a été découvert le 24 septembre 2010[5]. Le musée d'Archéologie nationale parle de 2011[3]. L'annonce publique de cette découverte est faite en 2014[6][source secondaire nécessaire]. Philippe Vanderbeken, le maire de Warlincourt, est l’un des premiers élus à avoir été prévenu de la trouvaille[7].

La découverte s'est faite sur une propriété privée du Pas-de-Calais[5], dans un bois situé entre les communes de Pas-en-Artois et Warlincourt-lès-Pas[8].

Selon le bulletin de l'association Amis des Études Celtiques, l’exhumation s'est faite dans un premier temps sans prêter attention au terrain. Mais des repérages archéologiques ultérieurs auraient révélé la présence de bâtiments et de structures antiques diverses aux alentours, qui permettent d'élaborer des hypothèses sur les raisons de l'enfouissement de ce trésor[3].

Le trésor est ensuite étudié pendant deux ans et restauré[3] au laboratoire TRACES du CNRS et de l'université Toulouse II-Jean-Jaurès[5]. Le , il est classé trésor national afin d'en empêcher la vente à l'étranger[3], et est confié au MAN, qui l'expose brièvement en septembre 2014[3]. Le même mois, le MAN, autorisé à acquérir le trésor[9] évalué à 800 000  par une commission spécialisée, lance un appel aux dons pour financer son rachat[8], mais le caractère licite ou non de la découverte du trésor interroge[10],[11] au point que sa vente à l’État est suspendue[12].

En 2014, aucune fouille n'a été entreprise ni programmée sur le site de sa découverte et aucune publication concernant son étude n'a été publiée[9],[N. 1].

Le rapport d'activité pour l'année 2017 du MAN publié en 2018 indique que le dossier du dépôt de parures en or celtiques, dit « trésor des Atrébates », est alors en attente des décisions de justice[14][source secondaire nécessaire].

En 2020, le trésor des Atrébates fait l'objet d'un avis de classement en tant qu’ensemble historique mobilier[11] par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture dans sa quatrième section[15].

Controverse sur les circonstances de la découverte

Notes et références

Annexes

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