Trümmerfilm

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Un Trümmerfilm, emprunt à l'allemand traduisible mot à mot par « film de décombres », est un film qui se déroule dans les premières années qui suivent la Seconde Guerre mondiale en Europe, et dont les scènes, souvent tournées en extérieur parmi les zones urbaines d'Europe dévastées par les bombardements de cette guerre, montrent la vie miséreuse des civils survivants [1],[2]. Les films de ce genre sont souvent filmés en extérieur et s'intéressent aux conditions de vie difficiles des civils dans la reconstruction, plus particulièrement de l'Allemagne[1]. Cela reflétait un choix esthétique pour montrer sans fard les dommages considérables et les vies brisées laissées par la guerre. Ces films sont surtout dus à des réalisateurs des pays en reconstruction d'Europe orientale, des anciens pays de l'Axe. L'appellation usuelle de ce genre, Trümmerfilm, fait référence à la Trümmerliteratur.

Quelques thèmes reviennent dans les "Trümmelfilm" :

  • Retour au bercail de soldats après la guerre
  • Pauvreté, souffrance et détresse dans l'Allemagne d'après-guerre
  • L'Allemagne de la Stunde Null, "l'heure zéro", les semaines qui suivent la capitulation de mai 1945
  • Confrontation avec le passé, sentiments de culpabilité collective
  • Crime et punition
  • Dommages et pertes de guerre
  • Vie parmi les décombres
  • Reconstruction

Les grandes villes d'Allemagne, bombardées dans les derniers temps de la guerre, sont maintenant totalement anéanties et les quelques poutres d'acier qui demeurent visibles par dessus d'énormes ruines au sol, soulignent la dévastation, que montre souvent un plan large, en plongée ou en contre-plongée [3]. Ainsi, « Les assassins sont parmi nous » commence par un plan large montrant, en plongée, une rue de Berlin, jonchée de décombres et de ruines. Le spectateur voit des enfants courir autour du protagoniste qui marche en rue, tandis que des personnes sans relief s'efforccent de dégager les gravats. Des critiques ont observé des similitudes entre l'esthétique du Trümmelfilm et celle de l'expressionnisme sous la république de Weimar : décors sombres, angles de vue obliques, éclairage en clair-obscur, où les protagonistes sont « moralement ambigus »[4].

À la suite de Gertrud Koch, plusieurs analystes soulignent que ces "Trümmmelfilms" sont surtouts réalisés dans le but de « revigorer le peuple allemand et [d'] inculquer une éthique du travail qui faciliterait la reconstruction de l'Allemagne » [5].

Quelques Trümmelfilms notables

Notes et références

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