Tsuneko Taniuchi
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Tsuneko Taniuchi, née en 1946 à Nishinomiya, dans la préfecture de Hyōgo (Japon), est une artiste japonaise installée en France depuis 1987[1]. Elle est connue pour ses performances qu’elle appelle « micro-événements », qui interrogent les normes sociales, genrées et culturelles en impliquant directement le public[2].
Après avoir étudié l’histoire de l’art occidental du XXe siècle et la sociologie au Kobe Jogakuin, au Japon, Tsuneko Taniuchi suit un cursus aux Beaux-Arts de Paris entre 1970 et 1972. De 1983 à 1987, elle voyage régulièrement entre New York, Paris et le Japon (Kobe, Tokyo), avant de s’installer définitivement en France en 1987[2]. Ses premières œuvres se concentrent d’abord sur la peinture, puis sur des installations intégrant photographies et vidéos[3].
Œuvre
Le travail de Tsuneko Taniuchi se concentre sur la performance, qu’elle désigne sous le terme de « micro-événements »[1],[2]. Ces actions, qu’elle réalise seule ou avec des collaboratrices (danseuses, performeuses, actrices), visent à interroger les normes sociales, culturelles et genrées en brouillant les frontières entre art et vie quotidienne.
Ato no matsuri / Trop tard
Le premier micro-événement a lieu en 1995 avec Ato no matsuri / Trop tard, présenté à la galerie Chez Valentin à Paris[1]. Dès lors, Taniuchi conçoit ses performances comme des situations où le spectateur devient partie prenante du processus artistique. Les micro-événements utilisent souvent l’humour et le déguisement pour remettre en question les stéréotypes associés aux rôles domestiques et aux représentations de la féminité.
Micro-événements / Mariages
En 2002, à la suite de l’instauration du PACS en France, Taniuchi initie la série Micro-événement / Mariages[1]. Dans divers contextes, elle organise des unions fictives avec des hommes et des femmes, de tout sexe et identité de genre, parfois avec plusieurs personnes à la fois. Plus de deux quatre cents mariages symboliques ont ainsi été célébrés. Ces performances, réalisées avant l’ouverture du mariage aux couples de même sexe en 2013, proposent une réflexion critique sur l’institution matrimoniale et ses normes sociales[4].
Micro-événements / Daily Resistance
En 2011, Le Générateur (Gentilly) consacre une rétrospective à quarante et un micro-événements réalisés depuis 1995, sous le titre Daily Resistance]. L’exposition associe reprises de performances, récits d’acteurs et archives vidéo. Une monographie dédiée à cette série a également été publiée par R-Diffusion.
Évolutions récentes
Depuis les années 2010, son travail implique davantage d’interprètes (danseurs, acteurs, performeurs), et aborde des thèmes liés au multiculturalisme, au postcolonialisme et au féminisme intersectionnel[10].