Tuber brumale
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| Règne | Fungi |
|---|---|
| Division | Ascomycota |
| Sous-division | Pezizomycotina |
| Classe | Pezizomycetes |
| Sous-classe | Pezizomycetidae |
| Ordre | Pezizales |
| Famille | Tuberaceae |
| Genre | Tuber |
La Tuber brumale, en abrégé brumale, est une espèce de champignons comestibles de la famille des Tuberaceae dans la classe des ascomycètes. Ce champignon est hypogé et vit en symbiose avec un arbre (chêne, noisetier, pin, tilleul…). Il est donc mycorhizé, ce qui veut dire qu'il a besoin d'un arbre hôte aux racines duquel il s'associe.
Nom binomial accepté
Tuber brumale Vittad. 1831
Synonymes
La brumale est dite truffe d'hiver, truffe musquée, ivernenco, pudendo ou rougeotte en Provence[1].
Caractéristiques

modèle du Botanischen Museum de Greifswald
Cette truffe est souvent confondue avec la mélanosporum tant elle se ressemblent. C'est la seule truffe à être classée parmi les truffes noires nobles au côté de la Tuber melanosporum[1].
Les écailles de la brumale ressemblent à des petites verrues contiguës[1], elle a un peridium de couleur brun foncé à noirâtre[2]. Initialement de couleur noire, il devient rougeâtre à maturité. Fragile, il se décolle alors facilement ce qui peut aider à différencier la brumale de la mélano[1].
Cette truffe a la taille d'une noix et exceptionnellement celle d'une mandarine[3], généralement elle ne dépasse pas celle d'un œuf[1]. Sa forme, plus ou moins sphérique, est arrondie et bosselée, sa chair translucide[2], d'un gris noir à noirâtre est marbrée de veines blanches épaisses et espacées[3],[1].
Elle dégage au nez un parfum musqué aussi fort qu'agréable. Sa bouche est marquée par un peu d'amertume et des notes de sous-bois[2]. Elle pousse dans les mêmes zones que la mélano en symbiose avec les chênes et se récolte à la même époque. Son pouvoir de reproduction étant supérieur, elle concurrence sa rivale en colonisant ses aires de production[1]. Sa maturité dans le midi de la France s'étale de décembre à mars[3].