Tullius Détritus

personnage d'Astérix From Wikipedia, the free encyclopedia

Tullius Détritus est un personnage romain, semeur de zizanie, de la bande dessinée Astérix le Gaulois du scénariste René Goscinny et du dessinateur Albert Uderzo. Il apparaît dans l’album La Zizanie et dans le film Astérix et Obélix contre César.

OrigineRome
ActivitéSemeur de zizanie
Faits en bref Origine, Sexe ...
Tullius Détritus
Personnage de fiction apparaissant dans
Astérix.

Origine Rome
Sexe Masculin
Activité Semeur de zizanie

Créé par René Goscinny et Albert Uderzo
Séries Astérix
Albums La Zizanie
Première apparition La Zizanie (1970)
Fermer

Histoire du personnage

Dans l'album La Zizanie, Tullius Détritus est convoqué par Jules César qui veut dissoudre l'amitié des Gaulois afin de les conquérir car, malgré leurs bagarres incessantes, ils demeurent « copains comme sangliers »[1]. Dès sa première apparition, il se remarque par son physique de bandit de grand chemin : air chafouin, gros sourcils et barbe noire. Et malgré son apparence qui lui vaut le mépris d'un sénateur romain, il sème la zizanie dès son arrivée. Le Romain qui a l'idée de le présenter à César le décrit ainsi : « C'est un être immonde, mais très efficace. L'horrible visage vert de la discorde apparaît sur son passage ; ça tient du prodige »[2].

Son entreprise réussit d'abord à merveille ; il propage la discorde partout derrière lui et même César se fait prendre au piège. Afin de monter les Gaulois les uns contre les autres, il entre au village avec un vase qu'il dit devoir donner à l'homme le plus important du village mais le dépose aux pieds d'Astérix et non d'Abraracourcix, son chef. La tension monte crescendo, au point qu'Assurancetourix, pendant le banquet d'anniversaire du chef où personne ne parle, a l'impression que la fin du village arrive.

Fin psychologue, il fait boire de l'eau chaude aux Romains pour que les espions gaulois soient persuadés qu'ils possèdent le secret de la potion magique. Ceux-ci soupçonnent Panoramix, le druide de l'avoir donné à Astérix qui l'aurait vendu aux Romains et qui aurait reçu le vase en cadeau de remerciement.

Vexés, ceux-ci quittent avec Obélix le village que Détritus décide d'attaquer. Mais les trois exilés reviennent au village et démontrent à ses habitants que la marmite ne contenait que de l'eau chaude. Les légions romaines sont vaincues, et Détritus est chaudement remercié par les Gaulois pour les avoir « aidés », retournant contre lui ses propres armes. Les Romains l'arrêtent alors pour traîtrise, et le renvoient à Rome pour être jugé. Mais la galère qui le conduit à Rome est elle aussi victime des talents de Détritus.

Dans le film Astérix et Obélix contre César, il est joué par Roberto Benigni. Il est d'abord le second de César. Mais quand il découvre les pouvoirs de la potion magique, il kidnappe Panoramix pour détrôner César, le tuer et prendre sa place en régnant sur Rome. Mais Astérix, Obélix et Panoramix déjoueront son plan. César décide alors de lui couper la tête. Cependant la réalité de son châtiment n'est pas connue.

Analyse

Goscinny s'amusait volontiers des nombreuses interprétations de sa série. Souvent contradictoires, elles faisaient tour à tour du petit gaulois un homme de droite comme de gauche. On peut supposer qu'avec cet épisode, il a voulu gentiment railler cette tendance des Français à s'entre-déchirer et se diviser, toujours partant pour transposer à l'époque gauloise les travers de ses contemporains. Détritus prend un malin plaisir à lancer, l'air de rien, la petite pique la plus à même de réveiller les rancunes inavouées et les jalousies cachées. Il est un maître de la calomnie, de l'insinuation et de la petite phrase assassine. Mais à la fin de l'histoire, l’harmonie reprend le dessus parmi les villageois et Panoramix en conclue qu'il faut les aimer parce qu'ils sont humains, ce à quoi Obélix répond une phrase inspirée de son expression culte : « Ils sont fous, ces humains ! »[2].

Utilisation en politique

La comparaison à Tullius Détritus est régulièrement utilisée comme injure dans la sphère politique, par diverses personnalités. C'est le cas de François Hollande, qui surnomme ainsi Martine Aubry en 2015[3],[4]. D'autres personnalités sont comparées à Tullius Détritus, comme Cyrille Eldin, par Emmanuel Macron, toujours en 2015, ou Xavier Bertrand, par François Fillon, à partir de 2009[3].

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI