Le , il disparaît et les autorités publiques refusent de communiquer toute information à sa famille. Il faut attendre 2020 pour que, à la suite d'une demande du conseil des droits de l'homme des Nations unies, la monarchie saoudienne indique qu'il est détenu dans la prison d'Al Hayer, sans précision de ce qui lui est reproché[4]. Il peut à cette occasion passer un seul et unique appel téléphonique à sa famille[5],[1].
La même année[6] puis en 2020 court la rumeur de sa mort sous la torture[7].
Aucune nouvelle de Turki al-Jasser ne parvient à sa famille ou aux ONG de défense des droits humains jusqu'à l'annonce de son exécution par le ministère de l'Intérieur saoudien, le , après sept ans de détention, pour «trahison, collaboration avec l'étranger, financement du terrorisme et mise en danger de la sécurité et de l'unité nationales»[8],[3],[9]. Il s'agit de la première exécution connue d'un journaliste sous le règne de Mohammed ben Salmane, soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Jamal Khashoggi en 2018[3].