Télès
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Télès, en grec ancien Τέλης, est un philosophe grec du IIIe siècle av. J.-C. originaire de Mégare ; il se rattache à la tradition des Cyniques. Les écrits que nous connaissons de lui nous ont été transmis, à l’état de fragments, grâce à l’Anthologie de Stobée. On ne sait pratiquement rien de sa vie en dehors de la date à laquelle il a vécu. Télès est aussi une sirène de la mythologie grecque. Son nom signifie « La parfaite ».
Télès est l'auteur de diatribes[1] morales qui nous sont connues par huit fragments longs recueillis dans l’Anthologie de Stobée ; comme Télès n'apparaît pas ailleurs dans la littérature antique, on est entièrement tributaire de Stobée pour la connaissance de ce philosophe. On y trouve une réflexion sur les problèmes moraux qu'on rencontre dans la vie quotidienne.
Il apparaît comme un philosophe mineur, mais Wilamowitz, dans son ouvrage sur Antigone de Caryste[2], considère qu'il est un témoin intéressant du milieu intellectuel de son temps. Télès, qui accorde une place importante aux citations, aux lieux communs (topoi) et aux anecdotes, ne cherche pas à faire œuvre originale ; c'est plutôt un enseignant, un prédicateur moral, dont l'objectif est de transmettre à un large public la sagesse des grands maîtres. En raison de la perte des diatribes de Bion de Borysthène, qu'on considère généralement comme le fondateur de ce genre littéraire[3], Télès en est le témoin le plus ancien.
La première édition de Télès selon des méthodes modernes est l'œuvre de Otto Hense (en)[4]. Mais Hense a certainement exagéré la dépendance de Télès par rapport à Bion de Borysthène[5].