Tête de Méduse (Khnopff)

sculpture de Fernand Khnopff From Wikipedia, the free encyclopedia

Tête de Méduse est une sculpture en bronze patiné sur socle en marbre de Sienne réalisée en 1900 par Fernand Khnopff. L'œuvre appartient à la collection Gillion-Crowet et est exposée au musée Fin-de-Siècle, au sein des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles[1].

Date
Matériau
No d’inventaire
GC 123Voir et modifier les données sur Wikidata
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Tête de Méduse
Artiste
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Matériau
No d’inventaire
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Provenance et collection

L'œuvre provient de la collection des mécènes et collectionneurs belges Anne-Marie et Roland Gillion-Crowet. En 2006, le couple fait don à la Région de Bruxelles de plus de 200 œuvres Art nouveau et symbolistes dans le cadre d'un règlement des droits de succession estimés à 22 millions d'euros. Tête de Méduse figure parmi les œuvres ensuite placées en prêt de longue durée auprès des holdings Gillion-Crowet[2].

Description et interprétation

La sculpture représente la gorgone Méduse, figure mythologique dont le regard est censé pétrifier quiconque le croise. À la fin du XIXe siècle, cette image antique connaît une nouvelle interprétation dans l'art symboliste : Méduse cesse progressivement d'être seulement perçue comme un monstre pour devenir une incarnation de la femme fatale.

La composition montre une tête décapitée de Méduse posée sur un fragment de bouclier brisé. Une colonne de serpents s'élève et s'entrelace dans une chevelure foisonnante entourant le visage de la Gorgone. Celle-ci apparaît dans une expression de terreur et de fureur, la bouche ouverte et les yeux exorbités. À l'arrière, une paire d'ailes se déploie, tandis que de multiples têtes de serpents encerclent le visage en exhibant leurs crocs de manière agressive.

Attribution et débats historiographiques

L'attribution de l'œuvre à Fernand Khnopff fait ponctuellement l'objet de contestations, notamment de la part d'une personnalité politique belge. Cette remise en cause demeure toutefois marginale dans le milieu des historiens de l'art. La sculpture est en effet présentée lors de l’exposition consacrée à Khnopff organisée en 2004 aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles et figure également dans le catalogue raisonné de l'artiste publié en 1979. Cet ouvrage indique que l'œuvre provient de la collection du marchand et collectionneur belge Max Berkovitch. L'historienne de l’art Gisèle Ollinger-Zinque, coautrice du catalogue raisonné consacré à Khnopff, confirme avoir été consultée au sujet de l'authenticité de la sculpture en 2006. Dans une correspondance adressée à Michel Draguet la même année, elle défend l'attribution à Khnopff en s'appuyant notamment sur un texte de l'historienne de l’art italienne Maria Sarfatti publié en 1906 sous le titre Profili d'Artisti, Fernand Khnopff. Sarfatti y décrit la sculpture et établit un lien entre le motif de Méduse et les œuvres admirées par Khnopff au musée du Louvre.

Galerie

Articles connexes

Notes et références

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