Le laminage à l'origine des ondulations augmente, à masse donnée, l'inertie de flexion de la tôle dans la direction perpendiculaire à ces ondulations : les creux et bosses de la tôle font que l'acier y est écarté du plan moyen, ce qui augmente le bras de levier et donc le moment résistant[2],[3]. Normalement, les tôles vendues sont plus longues dans l'axe des crêtes, car plus faciles à manutentionner (à charger et à décharger).
La tôle ondulée est fréquemment utilisée comme élément de bardage ou de couverture : convenablement étayée ou contre-ventée, elle permet de couvrir de grandes surfaces et d'assurer la fonction d'étanchéité (au vent et à la pluie) d'un hangar ou d'une dépendance. C'est pourquoi elle est, depuis deux siècles, très employée en milieu rural ou militaire, en couverture, pour les silos ou les bidons et containers. Le mot français bidonville fait allusion à l'omniprésence de la tôle ondulée dans les taudis périurbains du début du XXe siècle, qui évoquait alors les bidons métalliques[4].
Des véhicules et des avions, comme le Junkers Ju 52, ont été construits en tôle ondulée. Les carrosseries du fourgon Citroën Type H et des premières versions de la Citroën 2 CV étaient en partie constituées de tôle ondulée.