Tāri Itō
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Tāri Itō (伊藤 塔莉, Itō Tāri), née en 1951 et décédée le , est une artiste de performance et activiste japonaise[1]. C'était l'une des rares artistes ouvertement lesbienne de la scène japonaise.
Tāri Itō est née en 1951 à Tokyo[2]. Elle commence son activité artistique en tant que mime au Japon et aux Pays-Bas avant de se lancer dans les performances artistiques à la fin des années 1980[1]. Elle fonde le Women's Art Network (WAN) en 1994 à Tokyo qui organise l'exposition Women Breaking Boundaries 21 mettant en avant des artistes féminines japonaises ou d'autres pays d'Asie. En 2003, elle crée PA/F (Performance Art/Feminism)[1].
Les performances artistiques de Tāri Itō explorent la sexualité, la violence militaire contre les femmes[3] et la peur de l'exposition aux radiations après l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima en 2011. Ses œuvres « continuent de puiser dans les thèmes et les sujets du quotidien pour produire des performances qui, selon elle, peuvent devenir des moteurs du changement. »[4].
À partir de 2014, sa mobilité est de plus en plus limitée par une maladie neurodégénérative mais elle continue ses activités[5]. Elle décède des conséquences de la Maladie de Charcot le à 70 ans[6].
Productions
En 1996, Tari Itō performe Autoportrait (自画像) à plusieurs reprises au Japon[1] et à Bangkok dans le cadre du projet Womanifesto en 1997[7]. Elle considère que cette performance, dans laquelle elle fait son coming-out lesbien, est un point de bascule de sa carrière[2]. Parmi ses autres performances, on compte Memory of Epidermis (1994), Me Being Me (1999), Where is the Fear (2001), I Would Not Forget You (2006), One Response (2008-2010)[3], One Response for Bae Bong-gi and Countless Other Women (ひとつの応答 ぺポンギさんと数えきれない女たち) (2012) et Before the 37 Trillion Pieces Get to Sleep (37兆個が眠りに就くまえに) (2019) qui marque son adieu à la scène, se sachant condamnée par la maladie[1].
Ses œuvres et performances ont été mises en avant lors du 3e Nippon International Performance Art Festival NIPAF en 1996, et lors des expositions Womanifesto et Womanifesto II (1999), Text and Subtext (2000-2003), Women Breaking Boundaries 21 (2001) et Women In-Between (2012).