UCI Coupe des Nations Femmes Juniors 2025
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Sport | cyclisme sur route |
|---|---|
| Organisateur(s) | UCI |
| Édition | 10e |
| Date | 8 février au 11 octobre 2025 |
| Participants | Cyclistes féminines juniors |
| Vainqueur |
|
|---|
L'UCI Coupe des Nations Femmes Juniors 2025 est la 10e édition de l'UCI Coupe des Nations Femmes Juniors. Elle est réservée aux cyclistes de sélections nationales de moins de 19 ans (U19). Elle est organisée par l'Union cycliste internationale.
Sept manches sont au programme[1], auxquelles il faut ajouter les championnats du monde et continentaux juniors.
Deux nouvelles épreuves arrivent par rapport à l'année précédente : la Clásica de Jaén en Espagne en février et Tour de l'Abitibi en juillet au Canada. C'est ainsi la première fois qu'une épreuve de la coupe des nations femmes est organisée sur le territoire nord-américain[2].
Fin février, il est annoncé que, du fait de la tenue du sommet de l'OTAN à La Haye fin juin et de la mobilisation des forces de l'ordre néerlandaises toute l'année, l'ensemble des courses du circuit de Borsele 2025 sont annulées, dont la course juniors femmes[3],[4].
Présentation
L'édition précédente avait été dominée principalement par des juniors 2e année, qui ne peuvent plus concourir à ce niveau en 2025. Les vainqueurs des 5 épreuves ont signée un contrat professionnel. Ainsi Imogen Wolff (Trofeo Binda) a signé avec la Visma Lease-a-bike[5], Cat Ferguson (Circuit de Borsele, Tour du Gévaudan et Bizkaikoloreak) a signée chez Movistar[6]. De son côté, Paula Ostiz (Watersley Challenge), est encore junior en 2025, mais a la promesse avant le début de saison d'un contrat de stagiaire avec l'équipe Movistar pour la 2e partie de la saison[7].
Les épreuves doivent donner priorité aux sélections nationales, mais des équipes de club peuvent aussi concourir. 15 sélections nationales sont invitées d'offices et doivent donc être invitées, sans obligation de participation, à l'ensemble des courses du calendrier (hors championnats continentaux)[8] :
| Nation | Continent | |
|---|---|---|
| Allemagne | Europe | |
| Australie | Océanie | |
| Belgique | Europe | |
| Canada | Amériques | |
| Espagne | Europe | |
| États-Unis | Amériques | |
| France | Europe | |
| Grande-Bretagne | Europe | |
| Italie | Europe | |
| Irlande | Europe | |
| Norvège | Europe | |
| Nouvelle-Zélande | Océanie | |
| Pays-Bas | Europe | |
| République tchèque | Europe | |
| Slovaquie | Europe |
Déroulé de la saison


La première épreuve de la saison se situe en Andalousie à Jaén. Il s'agit de la première version juniors femmes de la Clásica de Jaén[9], une épreuve qui inclut certains passages gravel. À l'arrivée, un sprint se dispute dans un petit groupe, réglé par la britannique Erin Boothman, devant la championne d'Europe espagnole Paula Ostiz et la Grecque, qui porte les couleurs de NXTG-Racing, Eirini Papadimitriou[10].
Lors du Piccolo Trofeo Binda, la course se décante dans le dernier tour, avec une échappée de 3 coureuses : Megan Arens et Sidney Swierenga pour l'équipe Grouwels-Watersley R&D Road Team et Anja Grossman de la sélection suisse. Au pied de la dernière ascension vers Orino, la canadienne Swierenga parvient à s'isoler à l'avant, mais elle est reprise et distancée dans la descente. Sa coéquipière néerlandaise arrive à se défaire de la Suissesse. Megan Arens s'impose donc en solitaire à Cittiglio. Derrière, Swierenga a pu revenir sur Grossman et remporte le sprint, permettant à la Grouwels de signer un doublé[11].
Le circuit van Borsele ayant été annulé, la troisième épreuve se déroule en France, avec le Tour du Gévaudan Occitanie. La course est organisée le même week-end que Gand-Wevelgem junior femmes, néanmoins 129 coureuses réparties en 24 équipes participent (26 équipes avaient été annoncées initialement)[12]. La première étape propose un circuit inédit sur le causse de Sauveterre. Peu de mouvements ont lieu pendant la course, conduisant à une arrivée massive devant le château du Choizal[13]. C'est la britannique Grace Abigail Miller qui s'impose, devant la danoise Ida Fialla et l'espagnole Paula Ostiz[14]. La seconde étape part de Mende, remonte la vallée du Lot, puis rejoint celle du Valdonnez via la col de la Loubière. Durant l'ascension de ce dernier, un groupe de favorites s'isole à l'avant, et le reste du peloton est morcelé. Toutefois entre le tour de circuit dans le Valdonnez et le retour sur Mende, le peloton se reforme. Au début de la côte de la Croix Neuve, où doit s'adjuger l'arrivée, la canadienne Sidney Swierenga attaque. Elle s'impose au sommet avec plus d'une minute d'avance sur les espagnoles Alejandra Neira Dominiguez et Paula Ostiz. Swierenga remporte ainsi le classement général devant les deux Espagnoles, cependant, à la faveur des bonifications, Paula Ostiz termine devant sa compatriote[15].
Au mois de juillet, c'est une épreuve inédite, le Tour de l'Abitibi qui attend les juniors femmes, avec une compétition sur 4 jours[16]. La Norvège et le Canada dominent les débats et c'est finalement la Norvégienne Oda Aune Gissinger qui s'impose[17]. À la fin du mois, Paula Ostiz fait parler sa vitesse sur le prologue du Watersley Ladies Challenge, avec 3 secondes d'avance sur la polonaise Maria Okrucińska et 5 sur Sidney Swierenga, toute deux pensionnaires de l'équipe Grouwels-Watersley, qui courent donc à domicile[18]. La 2de étape est remportée par Okrucińska, mais la deuxième place d'Ostiz lui permet, malgré les bonifications, de conserver la tête du général[19]. À l'issue la 3e étape, sur un parcours assez similaire à la veille, la sélection espagnole domine le sprint en signant un quadruplé, remporté par Alejandra Neira. Paula Ostiz, à nouveau 2e, remporte le général[20].
La dernière épreuve avant les championnats, se déroule à la mi-août en Espagne, sur la Bizkaikoloreak. Lors de la 1re étape autour d'Abadiño, un petit groupe composé de Maria Okrucińska, Lidia Castro, Irati Aranguren, Celia Torres, Lidia Cusack et Matilde Rossignoli se détache et permet à Okrucińska de remporter l'étape[21]. Le lendemain, la Polonaise se retrouve piégée dans la dernière ascension. L'Italienne Rossignoli remporte l'étape et le classement général[22].
Au Rwanda, pour les championnats du monde de contre-la-montre, la Néerlandaise Megan Arens remporte le titre, devant l'Espagnole Paula Ostiz et la Norvégienne Oda Aune Gissinger[23]. Paula Ostiz se rattrape lors de la course en ligne. Elle l'emporte au sprint, dans un groupe de 4 concurrentes qui s'étaient isolée lors du dernier tour, devant l'Italienne Chantal Pegolo, la Suissesse Anja Grossmann et la Canadienne Sidney Swierenga[24]. Anja Grossmann, qui remporte donc la médaille de bronze sur la course en ligne junior, dédie sa médaille à sa compatriote et amie Muriel Furrer, décédée lors de la course en ligne des mondiaux 2025[25].
Sur les championnats d'Europe, Paula Ostiz confirme sa domination en remportant les titres sur le contre-la-montre et la course en ligne[26].
Résultats
Épreuves
Classement par nations

L'Espagne remporte largement le classement des nations, avec un total de 191 points[27]. C'est la 2e édition remportée par l'Espagne, après la saison 2020.
| # | Pays | Pts. |
|---|---|---|
| 1 | 191 | |
| 2 | 151 | |
| 3 | 103 | |
| 4 | 98 | |
| 5 | 91 | |
| 6 | 80 | |
| 7 | 77 | |
| 8 | 73 | |
| 9 | 58 | |
| 10 | 38 |
