En 1968, Udo Voigt adhère au Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), parti d'extrême droite allemand, puis devient membre de la présidence de la section bavaroise du parti en 1984. Continuant son ascension au sein du parti, il en devient le chef en 1996.
C'est à ce titre qu'Udo Voigt s'efforce d'extirper son parti du marasme dans lequel il se trouve depuis les années 1970-1980, jouant avec les menaces de dissolution dont a fait plusieurs fois l'objet le NPD.
En 2004, après voir apporté la première victoire électorale de son parti depuis les années 1960, Udo Voigt provoque un scandale en Allemagne lorsqu'il qualifie, dans un journal allemand d'extrême-droite (Junge Freiheit), «Hitler de grand homme d'État» et la République fédérale allemande de «système illégitime». Le , il rend visite à Alessandra Mussolini au Parlement européen de Strasbourg.
Dans une interview diffusée le sur la chaîne allemande ARD, Udo Voigt relativise la Shoah et déclare: «Six millions de morts, cela ne peut pas être exact. Au maximum, 340 000 personnes sont mortes à Auschwitz. Ce que disent toujours les juifs, c'est «même si un seul juif était mort parce qu'il est juif, ce serait un crime». Mais il y a une différence entre payer pour 6 millions [de morts] et pour 340 000». Par ailleurs, le chef du NPD exige la «restitution de la Poméranie, la Prusse-Occidentale, la Prusse-Orientale et la Silésie. Car toutes ces villes sont selon nous allemandes, et nous réclamons d'exercer sur elles notre droit[6].»
En 2014, le NPD récolte 1% des voix aux élections européennes, ce qui permet à Voigt d'obtenir un siège au Parlement européen[8]. Siégeant parmi les non-inscrits, il est membre de la commission des Libertés[9].
Le , la commission des affaires juridiques du Parlement européen vote à l'unanimité la levée de l'immunité parlementaire d'Udo Voigt[10], demandée à la suite de sa condamnation à un an de prison avec sursis pour «incitation à la violence et insultes en réunion». En 2006, dans le cadre de la coupe du monde de football 2006, le NPD, dont Udo Voigt était alors le président, avait fait publier des affiches jugées «racistes» au sujet de l'équipe allemande. L'assistant parlementaire local d'Udo Voigt, Karl Richter, réagit au vote de la commission des affaires juridiques du Parlement en déplorant notamment les votes favorables de Joëlle Bergeron (indépendante, ancienne membre du Front national) et Gilles Lebreton (membre du Rassemblement bleu Marine)[11].
Mort
Udo Voigt meurt le des suites d'une «courte et grave maladie», comme l'annonce son parti, La Patrie[12]. Les causes exactes du décès ne sont cependant pas révélées.