Un Canadien errant
From Wikipedia, the free encyclopedia
Un Canadien errant est une chanson écrite en 1842 par Antoine Gérin-Lajoie après la rébellion du Bas-Canada de 1837-1838, lors de laquelle certains des rebelles patriotes ont été condamnés à mort et d'autres ont été exilés aux États-Unis et en Australie.
Cette œuvre a connu un succès retentissant mais aussi durable ; dès 1865, Ernest Gagnon l’a incluse dans une anthologie de chansons folkloriques[1].
Gérin-Lajoie a écrit la chanson sur le thème de la peine de l'exil en passant ses examens classiques au Séminaire de Nicolet. Le texte a été inspiré à Gérin-Lajoie lorsqu’il avait seize ans. C’était en 1839, au cœur de la rébellion des Patriotes. Le jeune garçon avait été témoin, à Cap-Diamant, du départ vers le large d’un grand voilier, à bord duquel 141 patriotes étaient enchaînés, condamnés à l’exil à 10 000 km de leur foyer, en Australie. Le jeune Antoine, profondément touché, écrit alors une première version de ce qui deviendra Le Canadien errant[2].
La chanson fait partie du répertoire de la Bonne Chanson, depuis 1937. D'abord écrite sur un air folklorique existant (Par derrière chez ma tante). la chanson est publiée en 1844 dans le Charivari canadien[3] sous les initiales (A.G.L.) ; la chanson portait le titre Le proscrit et l'air indiqué était cependant Au bord d'un clair ruisseau.
Ernest Gagnon, dans ses Chansons populaires du Canada (Québec 1865), donne comme air original J'ai fait une maîtresse dont la variante Si tu te mets anguille n'en retient que « des fragments assez altérés ». La version de Gagnon est celle considérée comme définitive[2].
Nana Mouskouri interprète la chanson sur un album éponyme[4].
Leonard Cohen chante Un Canadien errant (The Lost Canadian) dans son album Recent Songs (1979).
