Un garçon comme vous et moi
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Un garçon comme vous et moi est un essai publié par Ivan Jablonka aux Éditions du Seuil en 2021.
| Un garçon comme vous et moi | ||||||||
| Auteur | Ivan Jablonka | |||||||
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| Pays | France | |||||||
| Genre | autobiographie | |||||||
| Éditeur | Éditions du Seuil | |||||||
| Collection | La Librairie du XXIe siècle | |||||||
| Date de parution | 2021 | |||||||
| Nombre de pages | 304 | |||||||
| ISBN | 2021470075 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Il se présente comme une « autobiographie de genre »[1], l’auteur analysant l’éducation qu’il a reçue en tant que garçon dans les années 1980 et 1990[2].
Thématique
Le livre étudie les « moments forts de la jeunesse de l'auteur, depuis sa naissance [en 1973] jusqu'à ses vingt ans environ »[3]. Avec les outils de la socio-histoire, il étudie les différents groupes (famille, école, lycée, club de football) qui ont produit sa « garçonnité »[4]. Comme sa socialisation ressemble à celle des autres garçons de sa génération, il n’est pas très différent d’eux[5], d’où le titre du livre.
Exemples

Parmi les rites de passage et les produits culturels qui ont construit la masculinité de l’auteur :
- les figurines Playmobil et les premiers jeux vidéo[6], auquel l’enfant jouait assidûment.
- le dessin animé Goldorak diffusé dans l’émission Récré A2[7].
- la sélection scolaire, puisque sa sixième a donné plus tard « trois normaliens, deux polytechniciens, deux agrégés de lettres et un diplômé des Mines de Paris »[3].
- son service militaire effectué au 45° RT de Montélimar, au moment où le service national est suspendu par la loi du [8] et juste avant la dissolution dudit régiment en 2000.

Le livre aborde également la question du suicide à travers celui d’amis de Jablonka, notamment le journaliste Yann Fronty décédé en 2012[9].
Critiques
- Dans Le Figaro, Anthony Palou écrit : « On s’y retrouve. Il est dans le temps, il est dans l’espace. Et c’est sacrément bien. »[10].
- Dans Le Monde des livres, Camille Laurens écrit que Jablonka pose les « bases critiques de son enquête » et a « conscience de ses privilèges », mais elle regrette qu'il garde trop ses distances vis-à-vis de sa sexualité[11].
- Dans Le Masque et la Plume, Patricia Martin déclare que, « en tant que nana, je dirais que je l'ai lu avec énormément de plaisir et que c'est un livre qui fait du bien. »[12].
- Arnaud Viviant a critiqué l’absence de la dimension littéraire, même s'« il y a quelque chose d'intéressant, à savoir que "on ne naît pas homme, on le devient" (pour retourner la célèbre formule)[12].