Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire
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Cet article est une ébauche concernant une association.
| Fondation |
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| Zone d'activité | |
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| Type | |
| Objectif |
Association d'inventeurs |
| Siège |
| Fondateur |
Pierre Lucien Buisson |
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L'Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire est une association crée en 1891 dont le but est de fédérer les inventeurs de la Loire pour promouvoir leurs innovations et protéger leurs droits à la propriété industrielle.

En cette fin du XIXe siècle, marquée par la révolution industrielle, les grandes villes industrielles organisent, à l'instar des capitales, leurs propres expositions universelles. C'est ainsi que la ville de Saint-Étienne tient sa première exposition universelle du 9 août au 18 octobre 1891. C'est l'occasion pour ses exposants de montrer leur puissance industrielle et commerciale principalement dans les domaines de la fabrication d'armes et dans celui de l'industrie textile. Les innovations présentées sont souvent le fruit de petits industriels et d'ingénieurs, mais aussi d'artisans et d'ouvriers bon connaisseurs des qualités et défauts de leur outil de travail. Leurs auteurs doivent protéger leurs droits par des brevets d'invention.

C'est dans ce contexte qu'est constituée le 27 mai 1891 à Saint-Étienne l'Union des Inventeurs et Artistes Industriels de la Loire (UIAIL) avec comme présidents fondateurs Jacques Rouchousse et Pierre Lucien Buisson (1833-1913)[1], armuriers. La même démarche est faite trois ans plus-tard dans la ville voisine de Lyon avec la création de la Société Lyonnaise des Inventeurs et Artistes Industriels (SLIAI) en 1894. Ces deux sociétés ont entretenu des liens étroits de coopération jusqu'à leur fusion en 1961 dans la Fédération des Associations Régionales des Inventeurs Français (FARIF).

En août 1898, l'association, dont le siège est à Saint-Étienne, publie son premier bulletin : Les Idées nouvelles. Son conseil d'administration, sous la présidence de Nicolas Chaize[2],[3], inventeur et industriel du ruban, a pour président d'honneur Adrien de Montgolfier, comme membres d'honneur Émile Crozet-Fourneyron et Pierre Waldeck-Rousseau alors sénateur de la Loire[4].
En 1908, l'industriel armurier, Antoine Heurtier (1847-1922), un des membres fondateurs de l'UIAL et de la coopérative de l'Union des travailleurs[5], prend la succession de Nicolas Chaize à la présidence de l'association, fonction qu'il a exercé pendant 13 ans jusqu'en 1921[6]. Il est le promoteur des concours-expositions d'inventions à Saint-Étienne.
L'année 1909 est marquée par l'exploit de Louis Blériot qui entre dans l'histoire avec la traversée de la Manche le 25 juillet 1909. À Saint-Étienne, plusieurs membres de l'association se passionnent pour le développement de l'aviation, et le 5 mars 1909, une section spéciale d'aviation est créée à l'UIAIL pour faire de l'aviation une industrie stéphanoise[4]. Elle est placée sous le présidence de Pierre Lucien Buisson, passionné d'aviation. Quelques années plus tard, son fils, Lucien Buisson, la transforma en Aéro-club.
Chaque année, une, voire deux, expositions-concours dotées de prix et médailles sont organisées par l'UIAIL. Elles permettent aux exposants de présenter leurs innovations et de les commercialiser. Par son ampleur et sa fréquentation, celle de 1912 est considérée comme la première vraie exposition-concours d'inventions. Les catégories d'activité les plus représentées sont traditionnellement celles des armes , des cycles et de l'industrie textile et passementerie, mais aussi des catégories nouvelles comme l'automobile ou l'aviation. La consultation de la presse ancienne et des éditions de la revue de l'association permettent de retrouver les noms des exposants et des lauréats primés[4].
Après une interruption pendant la Première Guerre mondiale, les activités de l'association reprennent dès 1919 avec l'organisation de la 3e exposition-concours et avec une exposition annuelle les années suivantes.
En 1924, Antoine Cave devient président, avec Henri Luaire comme secrétaire général[4].
En 1961, l'Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire, la Société lyonnaise des inventeurs et artistes industriels, l'Association des inventeurs de l'Ouest (Nantes) décident de se fédérer sous le nom de Fédération des Associations Régionales des Inventeurs Français (FARIF). De 1965 à 1968, la présidence est assurée par Marc Charras[7] de l'UIAIL.
D'autres associations locales, dont celle de Paris, organisatrice du concours Lépine, désirant rejoindre cette fédération, il fut alors décidé d'abandonner le terme de « régional » au profit de celui de « national ». En février 1974, les statuts de la Fédération Nationale des Associations Françaises d'Inventeurs sont déposés, regroupant toutes les associations régionales[8]. La première présidence est assurée par Marc Charras[7] de l'Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire[9].
En 1995, l'association semble éteinte à Saint-Étienne.
Notes et références
- ↑ « Biographie de Pierre Lucien Buisson » (consulté le )
- ↑ Dictionnaire biographique de la Loire, Paris, Henri Jouve, (lire en ligne)
- ↑ « Biographie de Nicolas Chaize » (consulté le )
- 1 2 3 4 Henry Luaire (Préface), Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire, son histoire, son œuvre, ses expositions, Saint-Étienne, S. Chaudin, , 20 p.
- ↑ Dictionnaire Maitron, « Notice Heurtier Antoine par Yves Lequin, dernière version 17 juin 2024 » (consulté le )
- ↑ « Biographie Antoine Heurtier et ses filles » (consulté le )
- 1 2 « Biographie de Marc Charras » (consulté le )
- ↑ FNAFI, « Associations membres de la FNAFI » (consulté le )
- ↑ FNAFI, « Origine de la FNAFI » (consulté le )