Dotée d'un sens du symbole et d'une certaine habileté à médiatiser ses positions, Huda Sharawi enlève son voile à la descente d'un train en gare du Caire en 1923, sous les applaudissements des femmes venues l'accueillir[1]. L'Union édite une revue bimensuelle en langue arabe, L'Égyptienne, à partir de 1925[2],[3],[4], et à partir de 1937 la revue el-Masreyyah (La Femme égyptienne). Elle participe aussi à des congrès internationaux sur les droits des femmes et devient membre de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes.
En 1938, l’Union organise la Conférence des femmes de l’Orient pour la défense de la Palestine, où sont invitées plusieurs femmes arabes militantes, dont Sadhij Nassar, journaliste palestinienne[5].
Elle organise des campagnes pour la scolarisation obligatoire des filles, pour l'ouverture de l'université aux femmes, et pour une réforme du droit de la famille, mais cette dernière échoue[6].
En , Doria Shafik réussit à réunir secrètement 1500 femmes des deux principaux mouvements féministes d'Égypte (l'Union féministe égyptienne féministe et Bint Al-Nil). Elle organise une manifestation qui contraint le Parlement égyptien à interrompre ses travaux pendant quatre heures; leurs revendications portent principalement sur les droits socio-économiques des femmes. Mufidah Abdul Rahman est choisie pour défendre Doria Shafik, poursuivie en justice. L'audience du procès est finalement ajournée indéfiniment[7],[8].