L'Union populaire républicaine (UPR) de la Gironde est fondée en 1925[2], six ans après son homonyme alsacienne, dont elle partage les orientations cléricales et conservatrices ainsi que l'opposition au Cartel des gauches qui a gagné les élections de 1924[3]. Son siège est alors situé au 18 de la rue Victoire Américaine, à Bordeaux[2] (dans les années 1930, son secrétariat sera au 9 de la rue Huguerie)[1].
Présidée par l'abbé Bergey, curé de Saint-Émilion et député, et encouragée par l'archevêque de Bordeaux, Pierre Paulin Andrieu[4], l'UPR affiche un programme reflétant les préoccupations de la droite catholique, dans la continuité de la Fédération nationale catholique. Elle prend notamment la défense de l'enseignement privé contre «l'école unique» (laïque) et prône l'attribution du droit de vote aux femmes[5], celles-ci étant alors réputées plus cléricales que les hommes. Bergey et l'UPR bénéficient d'une tribune, le quotidien bordelais et catholique La Liberté du Sud-Ouest. Bergey est son directeur politique.