GazelEnergie
filiale d'EPH en France, producteur d’électricité et fournisseur d’énergie pour les entreprises, anciennement Uniper France
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GazelEnergie, est une entreprise française productrice d'électricité.
| Fondation |
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| Forme juridique | |
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| Domaine d'activité |
Commerce d'électricité |
| Siège | |
| Pays |
| Président |
Frédéric Faroche (d) |
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| Organisation mère |
EPH (depuis ) |
| Chiffre d'affaires | |
| Résultat net | |
| Produit | |
| Site web |
| SIREN | |
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| TVA européenne | |
| OpenCorporates |
La société a pour dénomination sociale Société nationale d'électricité et de thermique jusqu'en 2008, puis E.ON France - Snet, puis Uniper France Power filiale de l'Allemand Uniper, jusqu'à son rachat en 2019 par l'entreprise EPH, dirigé par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský.
Histoire
Société nationale d'électricité et de thermique (Snet)
Héritière de centrales thermiques des charbonnages de France, la Société nationale d'électricité et de thermique (Snet) dispose à sa création d'une puissance installée de 2,4 GW (soit environ 2 % de celle d'EDF).
L'entreprise est, avec EDF, exploitant historique des tranches charbon dans l'Hexagone, à Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône), avec une puissance installée de 1 200 mégawatts — sur les 3 000 mégawatts encore en service dans l'Hexagone[1],[2].
La Snet se positionne comme concurrente d'EDF dès l'ouverture du marché de l'électricité en France aux clients éligibles en 1999. Ceci s'explique par la volonté de l'État de stimuler une concurrence entre tous les acteurs du secteur de l'électricité[a], en pleine libéralisation économique[réf. nécessaire].
En , le contrôle de la société passe aux mains d'Endesa, premier producteur d'électricité en Espagne, qui s'assure ainsi un accès au marché français.
E.ON France - Snet (2008-2016)
Le , l'entreprise est vendue au groupe allemand E.ON et prend la dénomination sociale d’E.ON France - Snet qui emploie plus de 850 personnes[3],[4]. Au cours de cette décennie, l'entreprise est l'une des premières à élaborer une stratégie d'accompagnement et de reconversion d'un parc thermique au charbon en Europe[5]. Elle évolue en construisant des cycles combinés gaz, dont les deux premiers en France sur le site de Saint-Avold (centrale Émile-Huchet).
En vertu de la directive européenne 2001/80/CE sur les grandes installations de combustion (GIC) qui limite au le fonctionnement de ces installations si elles ne sont pas équipées d’un dispositif destiné à abaisser les émissions de polluants (NOx en particulier), la société arrête plusieurs tranches thermiques charbon[6] :
- Hornaing 3 est arrêtée le ;
- Lucy 3 le ;
- Émile-Huchet 4 qui utilise la technologie du lit fluidisé circulant (LFC) qui n’autorise pas la flexibilité exigée aujourd’hui par le marché ;
- Provence 4 est convertie à la biomasse ;
- la tranche CEH4 est arrêtée en 2015.
En revanche, deux tranches thermiques charbon de 595 MW (Provence 5 et Émile-Huchet 6) sont mises aux normes en 2007 grâce à des équipements permettant le traitement des fumées (DeSOx-DeNOx) et sont pérennisées au-delà de 2025. Ces unités produisent plus de 4 500 GWh en 2013. Les deux unités à cycles combinés gaz (CCGT) mises en service en 2010 sur la centrale Émile-Huchet en Lorraine, d’une capacité installée totale de 828 MW, ont produit plus de 1 900 GWh en 2013.
Elle décide, faute de repreneur, de fermer la tranche Émile-Huchet 4, un mois après avoir annoncé sa mise en vente ; cette tranche, déjà arrêtée depuis 2013, n'aura fonctionné que quinze ans[7].
Uniper France Power (2016-2019)
Lors de la création d’Uniper par scission d’E.ON en 2016, E.ON France - Snet change de dénomination sociale pour prendre celui d'Uniper France Power.
GazelEnergie (depuis 2019)
Après six mois de négociations, EPH finalise, en , celle l'acquisition des activités françaises de l’Allemand Uniper, rebaptisées GazelEnergie[8].
En , la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold est l'avant-dernière centrale à charbon, avant la centrale thermique de Cordemais, en Loire-Atlantique, à fermer dans le cadre des objectifs de décarbonation de la production d'énergie en France. Elle redémarre, à la demande des pouvoirs publics, durant la crise énergétique mondiale de 2021-2023 dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne et la mise à l’arrêt d’une partie du parc nucléaire français. Sa fermeture est reportée à 2027[9].
En 2023, la centrale Lucy III est dynamitée, la ville de Montceau-les-Mines perd le plus grand symbole de son histoire minière. La destruction a fait débat chez les habitants de la ville, en grande partie attachée à ce symbole[10].
Le , GazelEnergie obtient de l'État la signature d'un contrat d'achat pour l'électricité de la centrale biomasse de Gardanne, à 800 millions d'euros, pour huit ans, et en le feu vert pour une conversion au gaz de la centrale de Saint-Avold. Le contrat pour Gardanne, validé par la ministre déléguée à l'Énergie Olga Givernet et le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, quelques heures avant la censure du gouvernement par l'Assemblée nationale, assure un tarif d'achat d'électricité garanti largement revalorisé, à 250 €/MWh, soit près de deux fois le tarif initial. La Fédération nationale du bois déclare dans un communiqué : « jamais aucune entreprise privée n'avait bénéficié d'un tel prix de rachat de l'électricité pour une centrale biomasse, a fortiori avec un rendement énergétique médiocre »[11]. Le projet de conversion au gaz naturel et au biogaz de la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) est approuvé définitivement à l'unanimité le par l'Assemblée nationale par une loi soutenue par le gouvernement Bayrou, texte déjà approuvé par le Sénat le . GazelEnergie espère pouvoir mener les travaux de conversion à l'été 2026, après un dernier hiver au charbon[12].
Directions
- Luc Poyer : jusqu'en 2019[réf. nécessaire]