Unir (association politique)

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Unir est une association politique fondée en 2006 par les dirigeants du courant minoritaire de la Ligue communiste révolutionnaire, organisés autour de la « plate-forme B » des XVIIe et XVIIIe congrès de la LCR (représentant 12 % de la LCR).

À la suite de la dissolution de la LCR et de désaccords internes par rapport au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l'association Unir est dissoute le . Une partie crée un nouveau courant interne au NPA, Convergences et alternative, pendant qu'une autre, autour de son principal animateur, Christian Picquet, fonde un nouveau mouvement : la Gauche unitaire.

La perspective d'un parti antilibéral large

L'objectif affiché par Unir est le « rassemblement des courants et des forces politiques de gauche se situant sur le terrain de la lutte contre le libéralisme et pour la formation d’un front politique et social lors des échéances électorales et des mouvements sociaux ».

Il souhaite ainsi, à terme, un rassemblement de la gauche antilibérale dans un parti large qui allierait des formations révolutionnaires et des mouvements réformistes, qui serait « susceptible de changer la donne au sein de la gauche et de mettre un terme à la domination sur celle-ci du social-libéralisme porté par le Parti socialiste ». Un parti sur le modèle de Die Linke en Allemagne, par exemple.

Lors du XVIIe congrès de la LCR en , la plate-forme B (animée par Unir) s'oppose ainsi à la ligne majoritaire de construire un nouveau parti anticapitaliste « par le bas », considérant que le futur NPA ne doit pas se définir comme anticapitaliste et révolutionnaire, mais doit s'adresser à l'ensemble des courants antilibéraux — les révolutionnaires devraient se satisfaire de constituer un des courants dans le nouveau parti[1]. Pour cette plate-forme, il faut donc chercher des accords avec les directions des courants constitués de la gauche antilibérale (par exemple des courants du PCF, des courants minoritaires du PS comme PRS[2]).

Cette plate-forme recueille alors 14 % des suffrages des militants.

Alliances électorales

Unir prône des alliances électorales larges à gauche du Parti socialiste, des alliances de toute la « gauche de gauche », en rupture avec le social-libéralisme plutôt qu'avec le capitalisme (c'est-à-dire sur des bases antilibérales plutôt qu'anticapitalistes) et sans poser en préalable l'indépendance vis-à-vis du Parti socialiste[3], à l'image de l'arc de forces qu'a rassemblé le « Non » de gauche au référendum sur le Traité constitutionnel européen.

En ce sens, elle s'oppose à l'orientation politique majoritaire de la LCR pour la présidentielle de 2007 qui fait le choix de présenter son propre candidat Olivier Besancenot. Elle s'oppose ensuite à l'orientation politique majoritaire du NPA pour les européennes de 2009 en défendant qu'elle considère, à l'issue du congrès de fondation de celui-ci, comme une « logique de repli et [un] coup de force »[4].

L'amendement sur les européennes soutenu - entre autres - par Unir au congrès de fondation du NPA a recueilli 16 % des voix.

La motion défendue - entre autres - par Unir, favorable à une participation au Front de gauche avec le PCF et le PG, a ensuite recueilli 3,7 % des voix du Conseil politique national le [5].

Dissolution d'Unir

Notes et références

Voir aussi

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