Usine La Macérienne

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Usine La Macérienne
La Macérienne en 2021.
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L'Usine La Macérienne est une ancienne usine, à Charleville-Mézières, usine fabriquant notamment des pièces pour les cycles Clément-Gladiator puis pour les automobiles Clément-Bayard. C'est aujourd'hui un édifice inscrit aux monuments historiques.

La ville de Mézières[note 1] était une place forte qui fut déclassée en 1884 après le conflit franco-allemand de 1870. Marie-Georges Mialaret, maire de Mézières[note 2], est un ancien ingénieur. Il est persuadé que l'avenir de Mézières passe par le commerce et l'industrie. Il rachète les terrains militaires bon marché, au bord de la Meuse et à proximité des anciens remparts. Il y fait aménager un étang et un canal qui peut fournir de l'énergie à une éventuelle usine[1].

En 1894, Adolphe Clément, premier fabricant de cycles français, développe ses sites de production. Il flaire la bonne affaire avec cette offre de terrains, disposant d'une force motrice à bon marché, et décide d'y construire une usine dénommée La Macérienne. Ce site produit des pièces détachées pour ces cycles. Dès 1897, ce constructeur se tourne vers un nouveau marché, l'automobile et s'associe avec l'entreprise Gladiator pour lancer les véhicules Clément-Gladiator. En 1903, il se retire de la compagnie Gladiator et perd les droits d'utilisation de la marque Clément pour ses voitures. Il adopte alors celui de Bayard, choisi pour la statue du chevalier Bayard située en face de son usine de Mézières. En 1904, son entreprise devient la firme Bayard-Clément puis Clément- Bayard[2].

L'usine souffre de l'occupation allemande durant la Première Guerre mondiale. Les machines sont envoyées en Allemagne, l'atelier mécanique est transformé en hôpital militaire et la fonderie en manège hippique pour l'état-major ennemi[3].

En 1919, la firme devient la Société Anonyme des Établissements Clément Bayard. Le site de Mézières change progressivement d'activité pour se consacrer à la fonderie, la construction mécanique d'engins sous licence (tracteurs, et pelleteuses en particulier), le traitement de surface des métaux, et le rayonnage. Adolphe Clément, qui a vendu une partie de ses installations industrielles en région parisienne à Citroën, notamment l'usine de Levallois, mais a toujours conservé cette usine, décède en 1928. Ses descendants détiennent l'usine jusqu'en 1975. L'usine est alors reprise par des cadres. Mais elle ferme ses portes en 1984[2].

Le site est actuellement désaffecté. La partie consacrée aux bureaux accueille cependant des services municipaux de la Ville de Charleville-Mézières, depuis les années 2000. La friche autour de l'ancienne usine accueille tous les ans un festival, le Cabaret Vert. Rachetée par la ville de Charleville-Mézières, un projet de réhabilitation de cette zone est lancé, lui donnant une vocation à la fois économique et culturelle, avec des immeubles dédiés à des activités tertiaires et une scène de musiques actuelles (SMAC). L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2012 et 2014[4],[5].

Description

Notes et références

Voir aussi

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