Ce titre est utilisé dès les débuts de l'islam, et il continue à l'être[1]: il sert à désigner une personnalité éminente et douée dans sa profession. Il semble avoir été assez fréquent parmi les classes populaires dans la société arabe médiévale à partir de l'époque abbasside[2].
En tant que titre, il précède le nom, et historiquement, il a donc été utilisé pour qualifier des enseignants, des savants et des artistes réputés.
Il peut être traduit par « maître » ou « Monsieur le Professeur »[3] ou encore, dans les arts, par « maestro ».
Mis à part son emploi comme titre honorifique, le mot est généralement utilisé dans son sens littéral pour désigner tout enseignant, maître ou expert, en arabe, ourdou, bengali, punjabi . Ainsi, au Pakistan, il désigne souvent un professeur de musique, et il est souvent préfixé aux noms des musiciens musulmans de haut niveau[4]. En persan et dans le monde arabophone, il fait également référence à un professeur d'université .
Le titre est aussi utilisé pour les universitaires qualifiés dans les sciences islamiques (ouléma), en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines et à Singapour. C'est alors un équivalent direct de termes tels que shaykh dans le monde arabe et mawlānā dans le sous-continent indien. Aux Maldives, le titre s'applique à des personnes autorisées à pratiquer le droit dans ce pays.