Véra Eisenmann étudie d'abord la médecine humaine, et en 1965 est reçue docteur en médecine à faculté de médecine de Paris. Sa thèse s'intitule «Bilan de 226 tentatives de régularisation de la fibrillation auriculaire par la quinidine selon la méthode cumulative». En 1968, elle soutient une thèse de doctorat de 3ecycle de paléontologie des vertébrés, «Contribution à l’étude de l’anatomie comparée de l’humérus des Carnivores fissipèdes du Quercy» auprès de Jean Piveteau, à la faculté des sciences de Paris (la Sorbonne)[1].
Elle s'attelle à la classification des collections d'ostéologie du laboratoire de paléontologie du Muséum national d'histoire naturelle, dont elle produit le premier catalogue des équidés. Elle crée un nouveau système uniformisé de prise de mesure de la taille et de la forme des crânes et os, et une nouvelle méthode de rangement basée sur les traitements statistiques et l'informatique naissante. Elle constitue ainsi une base donnée ostéométrique des équidés actuels, sauvage et domestiques[2]. Elle est chargée de recherche au CNRS en 1973.
En 1979, elle soutient une thèse de doctorat d'État en sciences naturelles à l'université Paris VI, intitulée «Les Chevaux (Equus sensu lato) fossiles et actuels: étude craniologique et odontologique.»[3]. Elle étudie les fossiles d'équidés, et une forme basale les précédant, hyracotherium[4]. Au cours de sa carrière, elle publie plus de 160 articles scientifiques, dont un dans Nature[5],[6].
↑Véra Eisenmann, Les Chevaux (Equus sensu lato) fossiles et actuels: crânes et dents jugales supérieures, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, coll.«Cahiers de paléontologie», (ISBN978-2-222-02622-8, lire en ligne)
↑Catherine Vincent, «Le cheval, la plus salutaire conquête de l'homme», Le Monde.fr, (lire en ligne[archive du ], consulté le )