V838 Monocerotis

étoile variable de la constellation de la Licorne From Wikipedia, the free encyclopedia

V838 Monocerotis (en abrégé V838 Mon) est une étoile variable de la partie australe de la constellation équatoriale de la Licorne[2]. Le , elle est découverte à la suite d'un éclat intense photographié par N. J. Brown, éclat qui connait une magnitude visuelle maximum de 6.77 le . ll s'agit d'une étoile binaire : son compagnon stellaire est une étoile bleu-blanc de la séquence principale (type spectral B5V)[7].

Ascension droite 07h 04m 04,822 15s[1]
Déclinaison −3° 50 50,648 9[1]
Faits en bref Ascension droite, Déclinaison ...
V838 Monocerotis
Description de l'image V838 Mon HST.jpg.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 07h 04m 04,822 15s[1]
Déclinaison −3° 50 50,648 9[1]
Constellation Licorne[2]
Magnitude apparente 6,7 à 16,05[3]

Localisation dans la constellation : Licorne

(Voir situation dans la constellation : Licorne)
Caractéristiques
Type spectral M6I/III: + B3V[3]
Variabilité V838 Mon[3]
Astrométrie
Mouvement propre μα = −0,403 mas/a[1]
μδ = +0,807 mas/a[1]
Parallaxe 0,163 ± 0,016 mas[4]
Distance 5 900 ± 400 pc (19 200 al)[5]

Désignations

Nova Monocerotis 2002, V838 Mon, 2MASS J07040482-0350506, GSC 04822-00039[6]
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Évolution

L’évolution de V838 par Hubble.

L'étoile inconnue qui émet un rayonnement intense de magnitude estimé à 10, est découverte par N. J. Brown sur des photos réalisées le 6 puis le dans un secteur où l'on ne connaissait pas au préalable d'objet stellaire d'une magnitude inférieure à 12. Considérée comme une potentielle nova, il est tout de même émis des doutes par le spectre d’émission non caractéristique d'une jeune nova, et l'analyse du spectre indique un profil P Cygni[8]. Les noms de Nova Monocerotis 2002 (Nova Mon 2) et de V838 Monocerotis (V838 Mon, en tant que 838e étoile variable de la constellation de la Licorne) sont donnés à ce nouvel objet céleste à cause de suppositions de nova et des caractéristiques démontrant un caractère variable. Des photos préexistantes qui avaient été prises sur la période du au dans le secteur, et disponibles sur la base Stardial, ont permis à Jim Bedient de révéler que l'explosion lumineuse aurait commencé environ le [9].

Depuis cette date, l'astre est suivi de près par les scientifiques, notamment grâce au télescope spatial Hubble, car le phénomène qui a provoqué l'augmentation soudaine de sa luminosité est encore mal compris. Le spectre d'émission évolue, et de nouveaux pics de luminosité sont constatés sur le spectre de l'infrarouge avec une magnitude absolue atteignant −9.8 (magnitude apparente de 6.77), faisant de l'étoile une des plus lumineuses de la Voie lactée[10]. En utilisant l’interféromètre d'essais JPL Palomar, en 2005, les astrophysiciens ont déterminé un rayon du disque formé par sa couche externe d'environ 1 570 ± 400 R[11]. Le flash stellaire illumine progressivement le nuage de poussières qui l'entoure, donnant l'impression d'éjecter une coquille de poussières[12],[13].

De récentes observations menées depuis 2008 suggèrent que cette brusque augmentation de luminosité pourrait être la conséquence d'un fait extrêmement rare dans l'univers : la collision entre deux étoiles[14],[15]. Les recherches de 2008 et 2011 ont permis d'évaluer le rayon de l'étoile actuelle à 380 R.

Notes et références

Voir aussi

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