Surnommé Le Grand Chêne des Flandres, il est d'abord, dans les années 1920, libraire-éditeur, rue de Solférino à Lille. Il édite le bulletin Bibliologia puis dirige la revue franco-flamande Mercure de Flandre (1923-1931) où il publie notamment de la poésie et des récits de son ami Théo Varlet, le poète et romancier né à Lille[1].
Il s'installe ensuite à Paris pour continuer à diriger la revue et maison d'édition devenues Mercure Universel. Installé à Montmartre, il développe son magisme poétique décrit par Pierre Geyraud[2]. Il collabore en 1935 à la revue ésotérique Votre Destin de Maryse Choisy[3]. Il collabore également à la Grande Encyclopédie des Sciences occultes publiée en 1937 sous la direction de Dom Néroman.
Dès 1944, il se consacre à l'étude de matières ésotériques et à la publication de ses fascicules du Thesaurus magiae, encyclopédie du poétisme et des sciences occultes[4]. Une fois retiré dans sa villa Vire-au-vent, avenue Bertie, à Saint-Brevin-les-Pins, il continue la publication de son Thesaurus sapientiae et magiae, réservé à ses amis et adeptes initiés, regroupés au sein d'une Jurande templière de 81 membres, fondée sur les 78 lames du tarot[5]. Il fait partie des personnes consultées par André Breton pour répondre à son questionnaire sur l'art magique publié en 1957[6].
En 1962, il rédige l'avant propos du livre du Docteur Prosper Azoulay, qu'il considère comme son grand ami (7- ref l'Alphabet sacré - édition de Carthage)