Valorga
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Valorga est à la fois le nom d'un procédé de méthanisation de déchets ménagers (triés ou non) développé dans les années 1980[1], et le nom de l'entreprise qui diffuse et commercialise ce procédé, Valorga S.A basée à Montpellier, partie du groupe Urbaser (es).
Le procédé utilise une filière technique dite semi-sèche, et selon les cas mésophile (37 °C) ou thermophile (55 °C)[2]. Il produit du biogaz qui peut éventuellement être raffiné in situ pour produire du biométhane (injectable dans le réseau de gaz), de l'énergie électrique et thermique.
Si la filière est complète, elle s'étend du « traitement des ordures ménagères avec tri de déchets, méthanisation de la part fermentescible, compostage des résidus de fermentation, incinération du refus de tri, mise en décharge des résidus obtenus ».
Ce procédé est appliqué pour la première fois à Amiens (France) en 1988 pour des déchets ménagers[1],[3].
En 1988, Valorga teste son procédé à échelle industrielle pour la première fois sur un site (actuellement dénommé usine « IDEX Environnement Picardie », du nom du délégataire) située à 8 km au Nord-Ouest d'Amiens, au cœur d’une zone industrielle.
En 2002 Valorga devient filiale des sociétés allemande Hese (40 %) et espagnole Tecmed (40 %), le reste du capital (20 %) étant détenu par Claude Saint-Joly.
En 2004 avec 30 salariés, et 10 installations de méthanisation de déchets ménagers Valorga est leader de cette filière en Europe (40 % de la capacité installée)[4], les deux principaux procédés concurrents étant les procédés Dranco et Kompogas[5]
En 2013, une nouvelle chaîne de tri de déchets est installée grâce à un investissement de 1,3 M€, dont 15 % apportés par le délégataire Idex Environnement Picardie[réf. nécessaire].
En 2016 une chaine de tri modernisée prépare les déchets en amont (broyage, criblage, tri par tables densimétriques, déferraillage et malaxage)et l’excès de biogaz est brûlé en torchère ; 100 000 t/an environ de déchets y sont traitées (passant de 45 à 65 % de déchets valorisés)[6]. L'unité d'Amiens produit en 2016 18 000 MWh d’électricité, 3 500 MWh de chaleur et 4 000 MWh de vapeur [6].