Valéria Novodvorskaïa
femme politique et journaliste russe (1950—2014)
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Valéria Ilinitchna Novodvorskaïa (en russe : Вале́рия Ильи́нична Новодво́рская), née le à Baranavitchy (RSS de Biélorussie, aujourd'hui en Biélorussie) et morte le à Moscou[1], est une femme politique libérale[2] russe, dissidente soviétique, fondatrice et présidente du parti Union démocratique, et membre du comité de rédaction de The New Times.
| Valéria Novodvorskaïa Вале́рия Новодво́рская | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente du parti de l'Union démocratique | |
| – (26 ans, 2 mois et 4 jours) |
|
| Prédécesseur | Parti créé |
| Successeur | Parti abolie |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Valéria Ilinitchna Novodvorskaïa |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Baranavitchy (RSS de Biélorussie) |
| Date de décès | (à 64 ans) |
| Lieu de décès | Moscou (Russie) |
| Nationalité | Russe |
| Parti politique | Union démocratique |
| Diplômée de | Université d'État de la région de Moscou |
| Profession | Journaliste Écrivaine Poète Bibliothécaire Traductrice |
| Religion | Orthodoxe |
| modifier |
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Biographie
Novodvorskaïa est dissidente soviétique depuis sa jeunesse, et fut emprisonnée par les autorités soviétiques en 1969 pour avoir distribué des tracts s'opposant à l'invasion soviétique en Tchécoslovaquie[3]. À cette période, Novodvorskaïa n'est âgée que de 19 ans. Elle est appréhendée puis enfermée dans un hôpital psychiatrique où elle sera diagnostiquée de schizophrénie torpide, comme les autres dissidents soviétiques[4]. Au début des années 1990, les psychiatres de l'Association indépendante des psychiatres de Russie prouvent qu'elle n'est atteinte d'aucune maladie mentale[5],[6]. Elle décrit d'ailleurs son expérience de la psychiatrie punitive en URSS (psikhouchka) dans son ouvrage Beyond Despair.
Novodvorskaïa s'identifiait elle-même comme une militante démocrate-libérale. Elle se considérait souvent comme intégrée dans la tradition des armées blanches formées au cours de la guerre civile russe[7]. Elle a toujours été ouvertement critiquée par le gouvernement russe[8],[9],[10]. En , elle signe la pétition « Poutine doit partir ».
Décès et funérailles
Le , Valéria Novodvorskaïa est morte du syndrome du choc toxique découlant d'un phlegmon au pied gauche[11].
Le , des milliers de gens sont venus pour dire adieu à Valeria Novodvorskaïa au centre Sakharov de Moscou. Plusieurs personnalités publiques ont prononcé des discours, telles que Iouri Ryjov, l'opposant Boris Nemtsov, Marietta Tchoudakova, ainsi que les journalistes Ievguenia Albats et Alexeï Venediktov. À la demande du public, le télégramme de Vladimir Poutine en son hommage n'a pas été lu. La cérémonie était accompagnée des chants Les héros ne meurent pas et La Russie sera libre. Les cendres de Valéria Novodvorskaïa ont été enterrées au cimetière Donskoï[12].