Valérie John
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Valérie John née Vigon à Fort-de-France (Martinique) en 1964, est une artiste féministe française originaire de Martinique.
Elle est plasticienne, commissaire d'exposition, chercheuse en Arts plastiques et Sciences de l'Art.
Valérie John grandit à la Martinique et part étudier à 17 ans à La Sorbonne[1].
De 1981 à 1983, elle étudie les arts scénographiques, les arts plastiques, la sémiologie et le pagne (en tant que sujet d’étude[1] pour son mémoire). On lui offre à ce moment-là son premier pagne qui déclenche chez Valérie John un parcours d'exploration non seulement du pagne mais de sa conception. Ainsi, elle part pour le Sénégal en 1983 et se déplace en Gambie, au Mali et en Mauritanie pour investiguer sur le pagne Bogolan, la pratique des teinturières sarakolés (soninkés) et la confection de l’indigo. Elle fait la connaissance d'artistes au Sénégal qui participent au Laboratoire Agit’art situé à Dakar et fondé en 1973. Après quelques années en Afrique et titulaire du CAPES, elle revient en Martinique en 1987. Son voyage initiatique africain, ses travaux de recherche lui donnent matière à se lancer dans la création, elle débute alors son œuvre en 1998 et décide à ce moment clé de dater toutes ses réalisations[1].
Sur son île, Valérie John établit son « métier à métisser » selon elle et d'après les mots du poète haïtien René Depestre. Elle plonge ainsi dans la mémoire de son territoire. Elle reconnaît à la Martinique la couleur indigo lui rappelant celle rencontrée en Afrique. Le tissage lui donne la puissance de l'artisan, de l'artiste qui fait lien, qui concrétise les ponts entre plusieurs histoires, plusieurs techniques gestuelles éparpillées par des mémoires et des corps des Antilles. Tisseuse en mouvement, Valerie John relie, répare, concrétise et transforme l'oubli en un matériau au service d'une mémoire impérissable[2].
Le temps est un élément déterminant pour Valérie John. Ses installations suspendues ou allongées comme celle de Et si les griots.... (1998-2021) prennent la pose et change au fil des semaines. L'or que Valérie appose sur ce qu'elle appelle ses « corps-palimpsestes » laisse apparaître au fil du temps les nuances du noir indigo comme un écho à ce qui a résisté aux épreuves de L'histoire de L'esclavage[1].
Elle a été pendant 4 ans la directrice du département Arts visuels du Campus caraïbéen des arts, à Fort-de-France. Elle enseigne depuis au Lycée Victor-Anicet Académie de la Martinique[1].
Expositions
- De lieux en lieux, galerie André Arsenec, Atrium, Fort-de-France, Martinique 2006[3]
- Entre-chocs(s), Fondation Clément, Le François, Martinique 2008[4]
- Voyage(s) dans mes silences, Tropique Atrium, scène nationale, Fort-de-France, Martinique 2016[5]
- Ecriture(s) liminaire(s), au seuil d’une pratique artistiques trans/locale, Fondation Clément, Le François, Martinique. 2021[6]
- Et si les griots....[2], Fondation Clément, Martinique, de 1998 à 2021
- Indigo, le cabinet des curiosités[7], La galerie B-Home, Biennale de Dakar, 2022
- Paris Noir,[8] Centre Pompidou, Paris, 19 mars au 30 juin 2025
Publications
- Roger Parsemain, Fin(s) du Monde, Le Gosier, Edition Long Cours, , Illustration Valérie John
- Valérie John Conte de l’identité du lieu Martinique, une terre de paradoxe, Revue Africultures[9]