Valéry Raydon
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Valéry Raydon, né le à Nîmes, est un historien, mythologue et chercheur indépendant[1], docteur en histoire ancienne, spécialisé dans les mythologies celtiques et indo-européennes, qu'il exploite en comparatiste, post-dumézilien. Il s’est fait connaître par ses ouvrages de mythologie comparée, ses essais sur la religion gauloise et ses travaux sur les légendes arthuriennes[2].
Méthode comparatiste
Ses travaux portent principalement sur la mythologie celtique (insulaire et continentale comparées), en particulier les traditions irlandaises[3] et galloises, et leur articulation avec les mythes gaulois[4],[5], leur panthéon et les motifs mythologiques partagés, au prisme du comparatisme culturel indo-européen[6]. Les légendes arthuriennes furent un réceptacle christianisé des Celtes.
Sa méthode, structuraliste et dumézilienne[7],[8], consiste notamment en l'analyse des motifs symboliques et des objets mythiques dans les récits[9], du moment qu'ils ne contredisent pas les données archéologiques, par exemple dans le Chaudron du Dagda[10].
Pour autant, Valéry Raydon oppose fermement une lecture élargie des Celtes, à une lecture centrée sur l'archéologie, qu'il désigne parfois pour affabulatrice en l'absence de contexte — telle que celle de Jean-Louis Brunaux, auquel il préfère, par exemple, Bernard Sergent (et réciproquement[11]) : il l'argumente dans sa nouvelle introduction au Mythe de la Crau. Archéologie d'une pensée religieuse celtique[12],[13], librement accessible sous le titre Comment (bien) appréhender la religion gauloise[5] ?
Le mythe de la Crau
En Provence, le mythe de la Crau était connu des Hellènes et des Romains, pour raconter une histoire d'Hercule : confronté à des ennemis en nombre et manquant d'armes, il aurait imploré Zeus de lui octroyer des armes suffisantes, à la suite de quoi seraient tombées en nombre les caillasses de la plaine de la Crau, permettant ainsi au héros d'en lancer sur ses ennemis. Valéry Raydon est parvenu à étayer cette possibilité qu'il s'agisse de l'interpretatio graeca d'Ogimos implorant Taranis, dans la perspective du conflit opposant les Dieux aux Fomoires[14].
Interventions et productions
Indépendant, Valéry Raydon s'exprime régulièrement au sein de Celtica[15], Keltia Magazine[16], au Centre de l'Imaginaire Arthurien[17], ainsi qu'à l'université de Reims[18]. Nombre de ses articles parus dans des revues scientifiques ou de vulgarisation (tel que son enquête sur Lugnez[19]) ont été mis en ligne sur Academia.edu[20].
Son profil Facebook est l'occasion de placardages érudits, mais encore de folkloriste[21], allant vers l'illustration aussi[22].
Controverse
Philippe Walter, avant tout médiéviste, rédigea une critique hostile au Cortège du Graal. Du mythe celtique au roman arthurien[23], à laquelle Valéry Raydon répondit[24].